Programme de formation pour le huitième centenaire de la naissance de

Sainte Elisabeth de Hongrie (1207-2007)

            Deuxième  année : L’Aspect Spirituel

            3ème. mois. La Spiritualité Conjugale comme État de Vie Séculier.

 

Dans notre état séculier, c’est notre vocation  de contribuer au salut et au renouvellement du monde dans le Christ.

 

Parmi nous, les mariées, nous le faisons à travers notre amour réciproque. L’amour du mari et de la femme, dit Saint Paul, est le signe de l’amour du Christ pour son Église. Quand, nous nous sacrifions pour nos conjoins dans un amour semblable à celui du Christ pour son Église,  l’amour du Christ devient alors visible au monde à travers nous. Ce même amour est aussi visible dans nos enfants pour qui nous nous sacrifions. Nous pouvons seulement le faire si Dieu est au coeur de nos vies.

 

Elisabeth et Ludovic (Louis) ont rendu le Christ visible à travers  leur mariage, parce que Lui, Le Christ, était au centre de leurs vies. Continuellement ils se «réconfortaient et s’encourageaient mutuellement dans la louange et le service de Dieu. » Ils devenaient le modèle de l’amour du Christ quand ils se  sacrifiaient l’un pour l’autre.  Ludovic passait souvent son temps avec Elisabeth pendant qu’elle priait le soir. Le travail  d’Elisabeth auprès des pauvres et  pour la cause de la justice mettait Ludovic souvent dans des difficultés et l’exposait à des critiques, mais il l’acceptait par esprit de sacrifice. Elisabeth sacrifiait son désir de rester avec son mari alors que celui-ci avait à voyager souvent et elle acceptait même qu’il se sacrifie dans la Croisade. Voilà pourquoi leur amour portait de bons fruits, non seulement dans leurs enfants mais dans l’exemple du sacrifice de soi pour l’amour des autres.

 

Réflexion Spirituelle.

L’amour de Dieu, est-il le centre de ma vie de mariage ? Comment puis-je être pour mon époux/épouse l’image de l’amour du Christ sacrifié? Les autres peuvent-ils voir l’amour du Christ dans mon mariage ?

 

Parole de Dieu.

C’est ainsi que le mari doit aimer sa femme, comme son propre corps. Celui qui aime sa femme, s’aime lui-même. Jamais personne n’a pris sa propre chair en aversion ; au contraire on la nourrit, on l’entoure d’attention comme le Christ fait pour son Église ; ne sommes-nous pas les membres de son corps ? C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et tous deux ne seront qu’une  seule chair. Ce mystère est grand : je déclare qu’il concerne le Christ et l’Église. (Ep 5 : 28-32).

 

Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Le plus grand amour que quelqu’un puisse montrer, c’est de donner sa vie pour ses amis. (Jn. 15 ; 12-13).

 

 

 

La Règle.

 

‘‘Dans leur famille, ils vivront l’esprit franciscain de paix, de fidélité et de respect de la vie, cherchant à en faire par là, le signe d’un monde déjà rénové dans le Christ.

Spécialement les époux en vivant les grâces du mariage, manifesteront dans le monde l’amour du Christ pour son Église.’’ (Règle 2 :17)