Programme de formation pour le huitième centenaire de la naissance de
Sainte Elisabeth de Hongrie

Première année : La vie de Sainte Elisabeth de Hongrie.
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Onzième mois: Sa charité et l’hôpital de Marburg.

Ayant reçu en héritage de son défunt mari, un lopin de terre pour un manoir, Elisabeth construisit un hôpital pour les pauvres de Marburg qu’elle dédia à St. François. Le Pape Grégoire IX lui envoya, pour la chapelle de celui-ci, une relique du sang de la plaie stigmatisée du côté de St. François et dans une bulle en date d’avril 1229 accorda à ce propos une indulgence. Ce fut l’une des premières fondations dédiée au Poverello, nouvellement canonisé.

L’hôpital une fois construit, Elisabeth fixa un jour où elle donna aux pauvres, rassemblés dans la cour, tout ce qu’elle restait. Quand tout fut distribué, elle fit un grand feu et leur donna du pain ; on la voyait même leur laver les pieds et les oindre. Les pauvres ayant retrouvé leur force spirituelle et physique, se mirent à chanter. Elisabeth disait à ses compagnons en se réjouissant « Vous voyez, je vous avais dit qu’il fallait rendre les gens heureux ». Elle voulait enlever les barrières sociales qui existaient entre riches et pauvres.

A partir de ce moment, elle se consacra entièrement au service des pauvres de Dieu. Elle baignait les malades et les mettait au lit, pensait leurs blessures et préparait leurs médicaments. Elle prenait soin des pauvres femmes enceintes et de leurs enfants. Elle jouait avec les tout petits y compris avec une petite lépreuse Elle obtenait de l’argent pour elle et pour ses compagnes en tissant de la laine.

Elle portait un pauvre habit, aux manches rapiécées, rallongé de tissu d’une couleur différente. Elle disait à sa compagne Irmingard, « La vie de mes sœurs en ce monde est la plus méprisable et s’il y avait de plus méprisable encore je l’aurais choisie ». Elle savait qu’elle était méprisée par les riches, mais elle se réjouissait dans le service des pauvres.

Page d’Evangile : « si tu veux être parfait, va vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres….Puis `viens, suis moi » (Mt. 19 :21)