Programme de formation pour le huitième centenaire de la naissance de

Sainte Elisabeth de Hongrie

Première année : La vie de Sainte Elisabeth de Hongrie.

Huitième mois: Le veuvage.

Depuis quelques temps déjà, le mari d’Elisabeth avait fait le plan d’aller en croisade en compagnie de l’Empereur Frédéric II, pour sauver La Terre Sainte des mains des musulmans. En juin 1227 il prit le chemin du sud pour s’embarquer en Italie. Comme il était difficile de se dire au revoir, Elisabeth l’accompagna jusqu’au bout de ses territoires.

Alors que Louis attendait à Otranto, en Italie, pour s’embarquer vers la Terre Sainte, une sévère épidémie se répandait dans le camp des croisés. Il en mourut le 11 septembre 1227. La nouvelle parvint à Elisabeth quelques temps après la naissance de sa fille Gertrude. Quand elle apprit la mort de son mari elle s’écria, «  Il est mort, le monde et tout ce qu’il y a de meilleur au monde est mort pour moi ».

Le temps passa. Quelques mois plus tard, quand la dépouille de son mari fut ramenée d’Italie, elle accepta cette perte comme la volonté de Dieu, comme un sacrifice et elle pria en ces mots forts émouvants : « Seigneur je te remercie d’avoir eu pitié de moi et de me consoler avec les os de mon mari que j’avais si tant aimé. Immense était mon amour pour lui, cependant, tu sais que ce n’était pas à contrecoeur que mon bien-aimé et moi avions fait ce sacrifice en ton honneur, pour la libération de la Terre Sainte. Si je pouvais l’avoir, je donnerais le monde entier pour lui et j’irais mendier avec lui pour toujours. Mais je te prends en témoin, que je ne voudrais nullement qu’il retourne en vie, même si cela ne coûte qu’un seul brin de cheveu, si c’est contre Ta volonté. Maintenant je te recommande, mon mari et moi, à ta grâce. Que ta volonté pour nous soit faite. »

Elisabeth pensait que nos sacrifices à Dieu devraient être volontaires et sincères. Elle disait : « Donnez à Dieu, avec joie, ce que vous avez ». Elle reprit ainsi la parole de Job : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté : Que le nom du Seigneur soit béni ! »(Job 1 :21).

Parole d’Evangile : Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés. (Mt.5 :5)