Programme de formation pour le huitième centenaire de la naissance de

Sainte Elisabeth de Hongrie

Première année : La vie de Sainte Elisabeth de Hongrie.

Septième mois: Rencontre avec les pauvres.

Elisabeth vivait dans un château comme une riche dame, sans ignorer se qui se passait dans le monde extérieur. Elle se tenait au courant de la misère qui l’entourait. Elle allait à la rencontre des pauvres pour les aider, et en retour ils la changeaient.

Dans son testament Saint François disait que le vrai début de sa conversion fut sa rencontre avec les lépreux. Il voyait en eux le Christ souffrant. Elisabeth aussi voyait le Christ dans les lépreux. D’après une légende, Elisabeth plaçait, un jour, un lépreux dans le lit qu’elle partageait avec Louis, son mari. Quand ce dernier regardait le lit il vit le Christ en croix. Elisabeth s’occupait des lépreux en les lavant les pieds, les peignant, les réconfortant et en leur faisant l’aumône.

En 1226 alors que son mari était absent du pays, une terrible famine frappa l’Italie. Elisabeth nourrissait tous les pauvres en distribuant la récolte personnelle de grains provenant des quatre coins du domaine de son mari. Elle alla même jusqu’à donner aux nécessiteux, sa propre nourriture.

Elisabeth fonda également un hôpital pour les pauvres au pied de Wartburg. Elle soigna des malades de ses propres mains, même les cas les plus difficiles. L’odeur répugnante ne la dissuada pas. Elle était si gentille et affectueuse que les enfants pauvres couraient vers elle en l’appelant « maman ».

Réflexion spirituelle.

Nos rencontres avec les pauvres doivent nous faire voir le Christ dans les autres, spécialement dans ceux qui souffrent. Ils doivent nous amener à leur donner une attention personnelle et aimante, comme nous l’aurions donnée au Christ, car ils sont nos frères et nos sœurs. Nos rencontres avec les pauvres doivent nous changer également en nous enseignant à faire le sacrifice pour les autres et en vivant d’une manière plus simple.

Evangile: « Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger et vous m’avez recueilli ; nu et vous m’avez vêtu ; malade et vous m’avez visité; en prison et vous êtes venu à moi. ‘Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait !’ » (Mt.25:35-36,40).