Programme de formation pour le huitième centenaire de la naissance de

Sainte Elisabeth de Hongrie

Première année : La vie de Sainte Elisabeth de Hongrie.

Sixième mois : Sa conscience et son sens de justice.

Elisabeth apprit de son confesseur, Conrad de Marburg, de toujours suivre la voix de sa conscience. Ainsi elle refusa de manger le produit de la terre de son mari, malhonnêtement obtenu des pauvres.

Elle savait que les pauvres n’attendaient, de nous, pas seulement de la compassion mais aussi de la justice. Ce sens de la justice l’emmena plus tard, après son expulsion de sa terre et de son château obtenus par héritage, à refuser la subsistance que lui aurait offerte son beau-frère qui régna alors sur la Thuringe. Irmingard, sa servante, disait : « Elisabeth ne voulait pas recevoir sa nourriture en volant ou en taxant les pauvres comme c’était si souvent la pratique à la cour des princes.»

Elisabeth fit tout ce qu’elle pouvait pour préserver la dignité des pauvres qu’elle rencontrait. Sachant que les pauvres n’avaient pas souvent de linceul, elle leur trouvait des linceuls faits de la meilleure toile et de ses propres mains les préparait pour être inhumés.

Elle comprit que le droit au travail est l’un des plus important droit qui donne à l’homme sa dignité. Quand la famine frappa la Thuringe en 1226, elle s’assura que tous les pauvres n’eussent pas seulement de quoi vivre, mais qu’ils eussent aussi des vêtements convenables et des outils afin qu’ils pussent travailler et préparer la récolte.

En ce temps là, comme aujourd’hui, les femmes enceintes et leurs enfants étaient souvent frappés par la pauvreté. Elisabeth approvisionnait les futures mamans, en s’assurant qu’elles eussent de quoi manger, suffisamment d’argent et de vêtements pour elles-mêmes et leurs enfants.

Réflexion spirituelle :

Elisabeth voyait en chaque pauvre ou malade ou personne marginalisée qu’elle rencontrait, un enfant de Dieu et un frère ou une sœur de Jésus Christ. A cause de cela chaque vie humaine est précieuse pour elle ; chacun de ses pauvres, malade et handicapé était une personne unique en dignité, y compris les enfants qui n’étaient pas encore nés. Comme dit St. Jacques : «N’est-ce pas Dieu qui a choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour les rendre riches en foi et héritiers du Royaume qu’Il a promis à ceux qui L’aiment ? Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité. (Jacques 2 :5,6) » La culture de la mort d’aujourd’hui a grand besoin d’apprendre cette vérité.

La reconnaissance de la dignité de l’homme nous demande d’agir non seulement avec charité et compassion pour les infortunés mais pour la préservation de leurs droits humains et en leur assurant la justice y compris le droit au travail. En cela Elisabeth est un exemple pour nous.

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice. Ils seront rassasiés. (Mt. 5 ; 6) »