ORDRE FRANCISCAIN SECULIER
Programme de formation pour
le Huitième Centenaire de la naissance de
Sainte Elisabeth de Hongrie.
Première Année : La vie de Ste. Elisabeth de
Hongrie.
Premier mois : La famille biologique de
Sainte Elisabeth et sa première patrie
Chaque saint est un personnage issu d’une famille
particulière possédant sa propre culture. La variété de cultures dans laquelle
les saints se trouvent nous aide à mieux comprendre l’universalité de
l’Evangile.
L’histoire de Ste. Elisabeth sur
terre fait partie de son histoire comme une sainte. Fille du roi André II de
Hongrie, elle prit naissance dans le peuple magyar (hongrois), dans l’Europe de
l’est. Elle est née en 1207, environ 200 ans après que le peuple de son père
accepta la chrétienté pour la première fois. Etienne 1er, (975-1038),
premier roi chrétien de Hongrie, fut un de ses ancêtres. Il fut déclaré plus
tard saint. Son fils, St. Émeric (1007-1031) est aussi considéré comme un
saint.
Elisabeth avait également des ancêtres
allemands : sa mère était Gertrude d’Andrechs-Meran. La sœur de sa mère.
Hedwige (1174-1243), qui épousa Henri, duc de Silésie, était aussi une sainte.
Parmi ses ancêtres il est évident qu’il y eut une abondance de saints et une riche tradition familiale pour Elisabeth
à imiter.
Elle n’avait que quatre ans quand elle quitta sa
famille biologique, car elle avait été fiancée par ses parents à Louis IV,
futur landgrave de Thuringe, qui n’avait, lui, que onze ans. Pour qu’elle se
souvienne de son héritage, Farkasius et David, deux prêtres ou aumôniers,
l’accompagnèrent à sa nouvelle patrie.
Ce qui glorifia Elisabeth comme une sainte fut sa
venue à Thuringe où elle se distingua pour ses services aux pauvres et aux miséreux, aussi le
caractère sacré de sa vie de couple en compagnie de l’époux que Dieu lui a donné.
Mais elle n’oublia point ses racines. Elle retourna visiter La Hongrie en tant
que jeune mariée. Après la mort de son mari, au lieu de retourner chez elle,
elle préféra rester dans son nouveau pays, où elle pouvait accomplir le choix
de vie qu’elle avait fait au nom des pauvres.
Réflexion spirituelle:
La promesse de Dieu aux israélites fut donnée à
travers une culture humaine et une descendance. Abraham a quitté son pays natal
pour accomplir le plan que Dieu avait pour lui, en retour Dieu lui promet : «Je rendrai grand ton nom ;
sois une bénédiction » (Gn. 12 :1-2). Elisabeth a fait
l’expérience d’un même appel, sa vie également est une bénédiction pour les
générations futures.
Evangile : « Il est venu en aide à Israël son serviteur,
en souvenir de sa bonté, comme il avait dit à nos pères, en faveur d’Abraham et
de sa descendance pour toujours. » (Lc : 54-55).