Présidence
du Conseil international OFS
Project du Formation Permanente
Dossier Mensuel
JUIN 2010 -
ANNÉE 1 - no. 6
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SECTION I : LE THÈME MENSUEL |
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Sujet 1 – 6 : Profession dans l’OFS Profession
dans l’OFS : Don et Engagement, par Fr.
Felice Cangelosi, OFM Cap. (nn. 12-13) Résumé et commentaires Ewald Kreuzer, OFS n. 12. Voici la structure
essentielle de Évidemment tout dépend de la façon dont on comprend et vit la vocation
franciscaine. Une vraie vocation est celle qui s’empare d’une personne tout
entière et devient la substance même
de tout son être au point que l’individu est incapable de penser ou de se
définir, si ce n’est comme celui qui est appelé à la vie franciscaine
évangélique. n. 13. En anticipant de quelques siècles l’enseignement du Second Concile du
Vatican, François a pressenti dans
l’évangile la présence de Jésus Christ. Il avait la connaissance vivante que
le Seigneur lui parlait directement, au-delà des limites de l’espace et du
temps, à travers la parole biblique. Dans cette parole il a vu comme une
sorte d’Incarnation du Verbe, qui lui manifestait la divine volonté et la
vérité. Questions pour la réflexion et la discussion en fraternité. 1.
Quelle est la
« structure essentielle » de 2.
Quels sont les « signes » d’une vraie vocation franciscaine? 3. Que signifie pour un Séculier Franciscain la promesse de
« suivre » Jésus Christ? |
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SECTION II: SPIRITUAL INSIGHT |
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Sujet
VI : Raymond Lulle et la passion pour la mission :
Appartenance à un Ordre évangélisateur Fr. Amando Trujillo Cano,
TOR Un soir, le troubadour Raymond Lulle
(vers 1232 – 1316) était assis près de son lit, prêt à composer et à
écrire un chant d’amour pour une dame avec qui il était tombé en amour, quand
quelque chose se produisit qui allait transformer radicalement le reste de sa
vie. Il travaillait comme majordome à la cour royale du roi Jacques II de
Majorque; il était donc devenu familier avec la vie politique et diplomatique
du royaume. Comme il commença à écrire le chant d’amour, il a vu Jésus sur la
croix à sa droite, mais par peur il alla se coucher. Cette vision continua
d’apparaître à Raymond quatre autres fois durant les jours suivants. Comme il
essayait de l’ignorer, la vision devenait de plus en plus effrayante, jusqu’à
ce qu’elle lui apparaisse une cinquième fois. Alors, cette fois-ci, il y paya
attention et ne cessa pas de réfléchir sur sa signification pendant toute la
nuit. A cause de cette expérience et celle d’avoir écouté un sermon sur saint
François d’Assise, trois mois auparavant, Raymond réalisa qu’il était appelé
par le Christ à abandonner tout et à consacrer sa vie pour l’amour et la
gloire de Dieu à la conversion des Sarrasins. Vers la fin de sa vie, dans son
livre Disputatio Petri clerici et
Raymundi phantastici (Dispute de Pierre, le clerc, et Raymond le
fantastique), Raymond décrit ainsi l’itinéraire de sa vie : J’étais un homme marié, avec
des enfants, assez riche, débauché et mondain. J’ai laissé tout cela librement, afin de chercher l’honneur
le Dieu et le bien public et exalter la sainte foi. J’ai appris la langue
arabique; j’ai prêché aux Sarrasins plusieurs fois; je fus arrêté pour ma
foi, emprisonné et blessé. Pendant quarante-cinq ans, j’ai essayé de faire en
sorte que l’Église et les princes chrétiens agissent en faveur du bien
public. Maintenant, je suis vieux et pauvre, mais j’insiste sur le même
sujet, et je continuerai à y insister, si telle est la volonté de Dieu. Après sa conversion, Lulle se dévoua à la contemplation et à l’étude afin
de se préparer à accomplir la mission que, selon sa conviction, le Christ lui
avait confiée. Ses écrits reflètent son propre itinéraire de foi, aussi bien
que sa croissance intellectuelle et son ardent désir de communiquer sa foi
dans le Christ à tous – les non-croyants et les chrétiens qui étaient tombés
dans la médiocrité. Il a écrit sur plusieurs aspects de la connaissance
humaine et dans différents styles et langues afin de réaliser son rêve de
rendre la foi dans le Christ plus accessible aux hommes et femmes de son
temps, ce temps caractérisé par beaucoup de contradictions avec l’évangile.
Il arriva à ouvrir une école où les futurs
missionnaires pourraient apprendre la langue arabique à Miramar, au Majorque, et de plusieurs façons il
anticipa la fondation de Avec les moyens à sa
disposition, - l’héritage culturel que se partageaient les religions
monothéistes et une méthode de son invention, un don de Dieu et l’endroit où
il vivait - Raymond essayait d’encourager une comparaison ouverte et déployée
avec ses interlocuteurs, à partir d’une position claire et respectueuse de sa
propre identité chrétienne et des valeurs que les autres religions pouvaient
porter. (5) En dernier lieu, mais pas par ordre d’importance, Raymond Lulle avait été
traditionnellement associé au Tiers-Ordre de Saint François. Sa spiritualité
était clairement exprimée par l’idéal de saint François d’Assise. La fête
liturgique du Bienheureux Raymond Lulle est célébrée le 30 juin. Concluons
avec quelques paroles tirées de Ils devraient se présenter
comme des témoins et des instruments
de la mission de l’Église parmi les peuples, en proclamant le Christ par leur
vie et leurs paroles. Appelés comme saint François à réparer l’Église et
inspirés par son exemple, qu’ils se consacrent énergiquement à vivre en pleine communion
avec le Pape, les évêques et les prêtres, tout en cultivant un dialogue
ouvert et confiant rempli d’efficacité et de créativité apostoliques. (6) Questions pour réflexion et discussion en fraternité. 1.
Quelle sorte d’engagement
apostolique ma fraternité fait-elle pour rejoindre les non-croyants? 2.
Comment les Franciscains
Séculiers peuvent-ils nourrir la passion pour
l’évangélisation des hommes et des femmes de notre temps et la
transformer en initiatives concrètes,
en collaboration avec la hiérarchie de l’Église? |
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SECTION
III: LA DOCRRINE SOCILE DE L’ÉGLISE |
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Bloc II : Compendium, de Partie 3 de 9 : Le principe du bien commun Introduction, extraits et
questions par le Fr. Amando Trujillo Cano, TOR Après avoir consacré tout le Chapitre Trois de Principes de 160. Le principe permanent de la doctrine sociale de l’Église constitue le
cœur même de l’enseignement social catholique. Ce sont les principes de :
la dignité de la personne humaine
[…] ; le bien commun; la subsidiarité et la solidarité. Ces principes, qui
sont l’expression de toute la vérité au sujet de l’homme connu par la raison
et la foi, jaillissent de « la rencontre du message évangélique et de
ses exigences résumées dans le commandement suprême de l’amour de Dieu et du
prochain et dans la justice avec des problèmes émanant de la vie de la
société ». […] 161. Ces
principes ont un caractère général et
fondamental car ils concernent la réalité sociale dans son ensemble…162. Les principes de la doctrine sociale doivent être appréciés dans leur
caractère unitaire, dans leur connexion et leur articulation […] 163. Les principes de la doctrine sociale, dans
leur ensemble constituent la première articulation de la vérité de la
société, par laquelle toute conscience est interpellée et invitée à agir en
interaction avec chaque autre conscience, dans la liberté, dans une pleine
co-responsabilité avec tous et à l’égard de tous… Ces principes ont une
signification profondément morale car ils renvoient aux fondements ultimes
qui ordonnent la vie sociale…Ces principes nous rappellent, en effet, que
la société historiquement existante jaillit de l’enchevêtrement des libertés
de toutes les personnes qui agissent en interaction en son sein, contribuant
ainsi, par leur choix, à l’édifier ou à l’appauvrir. Le Principe du Bien Commun 164. De la dignité, de l’unité et de l’égalité de toutes les personnes découle
avant tout le principe du bien commun auquel tout aspect de la vie sociale
doit se référer pour trouver une plénitude de sens. […] Le bien commun ne consiste pas
dans la simple somme des biens particuliers de chaque sujet du corps social.
Étant à tous et à chacun, il est et demeure commun, car indivisible et parce
qu’il n’est possible qu’ensemble de l’atteindre, de l’accroître et de le
conserver, notamment en vue de l’avenir.
165. Une société qui, à tous les niveaux,
désire véritablement demeurer au service de l’être humain, est celle qui se
fixe le bien commun pour objectif prioritaire, dans la mesure où c’est un
bien appartenant à tous les hommes et à tout l’homme. La personne ne peut pas
trouver sa propre réalisation uniquement en elle-même, c’est-à-dire
indépendamment de son être « avec » et « pour » les
autres. 167. Le
bien commun engage tous les membres de la société : aucun n’est exempté
de collaborer, selon ses propres capacités, à la réalisation et au
développement de ce bien. […] Le bien commun découle des inclinations les
plus élevées de l’homme […] Tous ont
aussi le droit de bénéficier des conditions de vie sociale qui résultent de
la recherche du bien commun. 168. La responsabilité de
poursuivre le bien commun revient non seulement aux individus mais aussi à
l’État, car le bien commun est la raison d’être de l’autorité politique. […] 169. Pour garantir le bien commun, le gouvernement de chaque pays a pour
tâche spécifique d’harmoniser avec justice les divers intérêts
sectoriels. […] 170.
Dieu est la fin ultime de ses créatures et en aucun cas on ne peut
priver le bien commun de sa dimension transcendante, qui dépasse mais aussi achève la dimension historique.
[…] Une vision purement historique et
matérialiste finirait par transformer le bien commun en simple bien-être socio-économique, privé de toute
finalisation transcendante, c’est-à-dire de sa raison d’être la plus
profonde. Questions pour réflexion et discussion en fraternité. 1.
Comment les Franciscains
Séculiers peuvent-ils partager les principes de la doctrine sociale de
l’Église pour interpeller et inviter
chaque conscience à communiquer avec chaque autre conscience dans la vérité
et responsabilité partagée? 2.
Afin de collaborer à la réalisation du bien commun,
comment notre fraternité peut-elle cultiver l’aptitude et l’effort constants
pour rechercher le bien des autres, comme si c’était son propre bien? |