Ordre Franciscain Séculier

Ordo Franciscanus Sæcularis

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K O I N Ō N I A

...ensemble en chemin

 

CONFERENCE DES ASSISTANTS GENERAUX OFS-JEFRA

 

2014 - 4

Année 21

n. 84

       

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EVANGELII GAUDIUM

 

LA PAIX ET LE DIALOGUE SOCIAL

Fr. José Antonio Cruz Duarte, OFM

 

Dans ce bref article, nous voulons relire l’Exhortation Apostolique Evangelii Gaudium du Pape François, du n°217 au n°258, rappelant deux éléments importants de la dimension sociale de l’évangélisation : la paix, comme fruit de l’Esprit[1], et le dialogue, comme chemin d’évangélisation.

Dans l’Exhortation Apostolique, les mots dialogue et paix sont aussi fréquents que les mots rencontre, joie, évangile, évangéliser, mission et missionnaire. Nous pouvons dire que dès le premier discours, le Pape François a exprimé son désir de porter de l’avant cette mission comme Pontife, quand le 13 mars 2013, il a dit : « Et maintenant, initions ce chemin : l’Évêque et le peuple. Ce chemin de l’Eglise de Rome, qui est celle qui préside toutes les Eglises dans la charité. Un chemin de fraternité, d’amour, de confiance entre nous. Prions toujours pour nous : l’un pour l’autre. Prions pour le monde entier, afin qu’advienne une grande fraternisation »[2]. Cette fraternisation devrait être construite par le dialogue.

Dans la méditation du matin du 8 mai 2013, le Pape présente Saint Paul comme un exemple de crieur public de Jésus Christ : « Paul est un pontife, un constructeur de ponts. Il ne veut pas devenir un constructeur de murs. »[3] L'apôtre ne commence pas son ministère en condamnant les Grecs comme adorateurs d'idoles, mais il tâche d'atteindre leur coeur à travers le dialogue. Une fois qu'il a approché leur coeur, il leur annonce la joie de l'Évangile. Dans l'évangélisation, la manière est importante. Dans la première année de son pontificat, le Pape François s'est présenté comme le Pape du dialogue.

 

Le bien commun de la paix sociale

La paix sociale ne peut pas être comprise comme une absence de guerres, de conflits, c'est-à-dire en renonçant à la vérité pour éviter les collisions et toute forme de violence, et en acceptant l'imposition d'un groupe sur un autre.[4] La paix sociale ne peut pas être le fruit d'une absence de revendications pour une distribution plus équitable des richesses ou le fruit d'une absence d’intégration sociale des pauvres, d'une absence des droits de l’homme comme prétexte d'un consensus pour une petite minorité heureuse.[5]

Comme le dit le Pape : « La dignité de la personne humaine et le bien commun sont au-dessus de la tranquillité de quelques-uns qui ne veulent pas renoncer à leurs privilèges. Quand ces valeurs sont touchées, une voix prophétique est nécessaire »[6]. La paix doit être le fruit du développement intégral de tous, si cela ne était pas, surviendront de nouveaux conflits et de la violence. sinon de nouveaux conflits et de nouvelles formes de violence se lèveront.

Il faut rappeler que «le bien commun embrasse l’ensemble des conditions de vie en société qui permettent à l'homme d'atteindre sa perfection propre de façon plus complète et plus aisée »[7]. Nous pouvons dire que « pour la pensée contemporaine, le bien commun réside surtout dans la sauvegarde des droits et des devoirs de la personne humaine ».[8]

Le développement intégralement implique de devenir un peuple, constitué de citoyens responsables qui ne se laissent pas traîner comme une masse asservie par les forces dominantes. « Pour avancer dans cette construction d’un peuple en paix, juste et fraternel, il y quatre principes reliés à des tensions bipolaires propres à toute réalité sociale. »[9] Pour le Pape François, ces principes constituent une voie qui rend possible la réalisation de la paix. Ces quatre principes sont:

 

Le temps est supérieur à l’espace

Le premier principe émerge d’« une tension bipolaire entre la plénitude et la limite… [entre]

le “temps”, considéré au sens large, [et qui] fait référence à la plénitude [et] le moment [comme] expression de la limite qui se vit dans un espace délimité ».[10]

« Ce principe permet de travailler à long terme, sans être obsédé par les résultats immédiats. … Un des péchés qui parfois se rencontre dans l’activité socio-politique consiste à privilégier les espaces de pouvoir plutôt que les temps des processus. … Donner la priorité au temps c’est s’occuper d’initier des processus plutôt que de posséder des espaces. … Il s’agit de privilégier les actions qui génèrent les dynamismes nouveaux dans la société et impliquent d’autres personnes et groupes qui les développeront, jusqu’à ce qu’ils fructifient en évènements historiques importants. » [11]

Le Pape affirme, en outre, que « ce critère est aussi très adapté à l’évangélisation, qui demande d’avoir présent l’horizon, d’adopter les processus possibles et les larges chemins… La parabole du grain et de l’ivraie (cf. Mt 13, 24-30) décrit un aspect important de l’évangélisation qui consiste à montrer comment l’ennemi peut occuper l’espace du Royaume et endommager avec l’ivraie, mais il est vaincu par la bonté du grain qui se manifeste en son temps ». [12]

 

L'unité prévaut sur le conflit

Le Pape nous dit que « le conflit ne peut être ignoré ou dissimulé. … Mais si nous restons prisonniers en lui, nous perdons la perspective, les horizons se limitent et la réalité même reste fragmentée. Quand nous nous arrêtons à une situation de conflit, nous perdons le sens de l’unité profonde de la réalité ». [13]

En plus, il met en évidence que « face à un conflit, certains regardent simplement celui-ci et passent devant comme si de rien n’était, ils s’en lavent les mains pour pouvoir continuer leur vie. D’autres entrent dans le conflit de telle manière qu’ils en restent prisonniers, perdent l’horizon, projettent sur les institutions leurs propres confusions et insatisfactions, de sorte que l’unité devient impossible. Mais il y a une troisième voie, la mieux adaptée, de se situer face à un conflit. C’est d’accepter de supporter le conflit, de le résoudre et de le transformer en un maillon d’un nouveau processus ».[14]

Dans cette troisième voie « il est possible de développer une communion dans les différences, … [de cette façon, les personnes parviennent à] aller au-delà de la surface du conflit … [et] pour construire l’amitié sociale... [puisqu’ils savent que] l’unité est supérieure au conflit ».[15] « Les conflits, les tensions, et les oppositions peuvent atteindre une unité multiforme, unité qui engendre une nouvelle vie. … [s’ils trouvent un contexte adéquat pour une résolution] à un plan supérieur qui conserve, en soi, les précieuses potentialités des polarités en opposition ». [16]

Il faut toujours se souvenir que « le Christ a tout unifié en lui : le ciel et la terre, Dieu et l’homme, le temps et l’éternité, la chair et l’esprit, la personne et la société. Le signe distinctif de cette unité et de cette réconciliation de tout en lui est la paix : Le Christ « est notre paix » (Ep 2, 14)…. La paix est possible parce que le Seigneur a vaincu le monde, avec ses conflits permanents « faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1, 20). [17] « L’annonce de la paix n’est pas celle d’une paix négociée mais la conviction que l’unité de l’Esprit harmonise toutes les diversités. [La diversité devient] belle quand elle accepte d’entrer constamment dans un processus de réconciliation, jusqu’à sceller une sorte de pacte culturel qui fait émerger une “diversité réconciliée ».[18]

La réalité est plus importante que l’idée

« Entre [l’idée et la réalité] il faut instaurer un dialogue permanent, en évitant que l’idée finisse par être séparée de la réalité. »[19]

« L’idée – les élaborations conceptuelles – est fonction de la perception, de la compréhension et de la conduite de la réalité. L’idée déconnectée de la réalité est à l’origine des idéalismes et des nominalismes inefficaces, qui, au mieux, classifient et définissent, mais n’impliquent pas. Ce qui implique, c’est la réalité éclairée par le raisonnement. » [20] « Le critère de réalité d’une parole déjà incarnée et qui cherche tou­jours à s’incarner, est essentiel à l’évangélisation. » [21]

 

Le tout est supérieur à la partie

« Le tout est plus que la partie, et plus aussi que la simple somme de celles-ci. Par conséquent, on ne doit pas être trop obsédé par des questions limitées et particulières. Il faut toujours élargir le regard pour reconnaître un bien plus grand qui sera bénéfique à tous. Mais il convient de le faire sans s’évader, sans se déraciner. » [22]

Il est important que le tout et les parties se maintiennent unis afin d’éviter de tomber soit « dans un universalisme abstrait », soit « dans une mesquinerie quotidienne ». [23]

Entre la sphère locale et la dimension globale, il devrait y avoir un enrichissement réciproque. Par exemple : « une personne qui garde sa particularité personnelle et ne cache pas son identité, s’intègre cordialement dans une communauté, elle ne s’annihile pas, mais elle reçoit toujours de nouveaux stimulants pour son propre développement. Ce n’est ni la sphère globale, qui annihile, ni la partialité isolée, qui rend stérile ».[24] « Tant l’action pastorale que l’action politique cherchent à recueillir … le meilleur de chacun » ; ainsi conservant leur particularité, chacun est incorporé dans la totalité pour le bien commun de tous. [25] « La Bonne Nouvelle est la joie d’un Père qui ne veut pas qu’un de ses petits se perde. Ainsi jaillit la joie du Bon Pasteur qui retrouve la brebis perdue et la réintègre à son troupeau. » [26]

 

Le dialogue social comme contribution pour la paix

« L’Évangélisation implique aussi un chemin de dialogue. Pour l’Église, en particulier, il y a actuellement trois champs de dialogue où elle doit être présente, pour accomplir un service en faveur du plein développement de l’être humain et procurer le bien commun : le dialogue avec les États, avec la société – qui inclut le dialogue avec les cultures et avec les sciences – et avec les autres croyants qui ne font pas partie de l’Église catholique. » [27]

« Dans le dialogue avec l’Etat et avec la société, l’Eglise n’a pas des solutions pour toutes les questions particulières ». [28] « L’Église proclame l’« Évangile de la paix » (Ep 6, 15) et est ouverte à la collaboration avec toutes les autorités nationales et internationales … [pour] projeter la recherche de consensus et d’accords, mais sans séparer [la recherche] de la préoccupation d’une société juste, capable de mémoire, et sans exclusions. »[29] « Il revient à l’État de prendre soin et de promouvoir le bien commun … [et en ceci,] dans un grand effort de dialogue politique et de création de consensus, il joue un rôle fondamental, qui ne peut être délégué, dans la recherche du développement intégral de tous ». [30]

 

Le dialogue entre la foi, la raison et les sciences

« Le dialogue entre science et foi fait aussi partie de l’action évangélisatrice qui favorise la paix … L’Évangélisation est attentive aux avancées scientifiques pour les éclairer de la lumière de la foi et de la loi naturelle, de manière à ce qu’elles respectent toujours la centralité et la valeur suprême de la personne humaine en toutes les phases de son existence. Toute la société peut être enrichie grâce à ce dialogue qui ouvre de nouveaux horizons à la pensée et augmente les possibilités de la raison. Ceci aussi est un chemin d’harmonie et de pacification”. [31]

« L’Église … se réjouit … [du] progrès des sciences [quand celui-ci] se maintenant avec une rigueur académique dans le champ de leur objet spécifique, [rend] évidente une conclusion déterminée que la raison ne peut pas nier, [et] la foi ne la contredit pas. … [D’autre part] les croyants peuvent d’autant moins prétendre qu’une opinion scientifique qui leur plaît, mais qui n’a pas été suffisamment prouvée, acquière le poids d’un dogme de foi. Mais, en certaines occasions, certains scientifiques vont au-delà de l’objet formel de leur discipline et prennent parti par des affirmations ou des conclusions qui dépassent le champ strictement scientifique. Dans ce cas, ce n’est pas la raison que l’on propose, mais une idéologie déterminée qui ferme le chemin à un dialogue authentique, pacifique et fructueux ».[32]

 

Le dialogue œcuménique

« La crédibilité de l’annonce chrétienne serait beaucoup plus grande si les chrétiens dépassaient leurs divisions et si l’Église réalisait « la plénitude de catholicité qui lui est propre en ceux de ses fils qui, certes, lui appartiennent par le baptême, mais se trouvent séparés de sa pleine communion ».[33] "Bien plus, pour l’Église elle-même, il devient plus difficile d’exprimer sous tous ses aspects la plénitude de la catholicité dans la réalité même de la vie."[34]

« Pour cela il faut confier son coeur au compagnon de route sans méfiance, sans méfiance, et viser avant tout ce que nous cherchons : la paix dans le visage de l’unique Dieu. Se confier à l’autre est quelque chose d’artisanal ; la paix est artisanale ».[35]  

« Et si vraiment nous croyons en la libre et généreuse action de l’Esprit, nous pouvons apprendre tant de choses les uns des autres ! » [36]

 

Les relations avec le Judaïsme

« En tant que chrétiens, nous ne pouvons pas considérer le judaïsme comme une religion étrangère… L’Église, qui partage avec le Judaïsme une part importante des Saintes Écritures, considère le peuple de l’Alliance et sa foi comme une racine sacrée de sa propre identité chrétienne (cf. Rm 11, 16-18) ».[37] Il faut avoir aussi à l’esprit que tous deux partagent « beaucoup de convictions éthiques ainsi que la commune préoccupation pour la justice et le développement des peuples. » [38]

 

Le dialogue interreligieux

« Une attitude d’ouverture en vérité et dans l’amour doit caractériser le dialogue avec les croyants des religions non chrétiennes, malgré les divers obstacles et les difficultés, en particulier les fondamentalismes des deux parties. Ce dialogue interreligieux est une condition nécessaire pour la paix dans le monde, et par conséquent est un devoir pour les chrétiens, comme pour les autres communautés religieuses ». [39]

« La véritable ouverture implique de se maintenir ferme sur ses propres convictions les plus profondes, avec une identité claire et joyeuse, mais « ouvert à celles de l’autre pour les comprendre » et en « sachant bien que le dialogue peut être une source d’enrichissement pour chacun ». [40]

« La relation avec les croyants de l’Islam acquiert à notre époque une grande importance. Ils sont aujourd’hui particulièrement présents en de nombreux pays de tradition chrétienne, où ils peuvent célébrer librement leur culte et vivre inté­grés dans la société. … beaucoup d’entre eux ont la profonde conviction que leur vie, dans sa totalité, vient de Dieu et est pour lui. Ils reconnaissent aussi la nécessité de répondre à Dieu par un engagement éthique et d’agir avec miséricorde envers les plus pauvres. » [41]

« Pour soutenir le dialogue avec l’Islam une formation adéquate des interlocuteurs est indispensable, non seulement pour qu’ils soient solidement et joyeusement enracinés dans leur propre identité, mais aussi pour qu’ils soient ca­pables de reconnaître les valeurs des autres, de comprendre les préoccupations sous-jacentes à leurs plaintes, et de mettre en lumière les convictions communes. Nous chrétiens, nous devrions accueillir avec affection et respect les immigrés de l’Islam qui arrivent dans nos pays, de la même manière que nous espérons et nous demandons à être accueillis et respectés dans les pays de tradition islamique. » [42]

 

Le dialogue social dans un contexte de liberté religieuse

«La liberté religieuse, [est] un droit humain fondamental. Elle comprend « la liberté de choisir la religion que l’on estime vraie et de manifester publiquement sa propre croyance ».Un sain pluralisme, qui dans la vérité respecte les différences et les valeurs comme telles, n’implique pas une privati­sation des religions, avec la prétention de les réduire au silence, à l’obscurité de la conscience de chacun, ou à la marginalité de l’enclos fermé des églises, des synagogues et des mosquées. ... Le respect dû aux minorités agnostiques et non croyantes ne doit pas s’imposer de manière arbitraire qui fasse taire les convictions des majorités croyantes ni ignorer la richesse des traditions religieuses » [43].

« Les intellectuels comme les commentaires de la presse tombent souvent dans des généralisations grossières et peu académiques, quand ils parlent des défauts des religions et sou­vent sont incapables de distinguer que ni tous les croyants – ni toutes les autorités religieuses – sont identiques. Certains hommes politiques profitent de cette confusion pour justifier des actions discriminatoires » [44].

« Comme croyants, nous nous sentons proches aussi de ceux qui, ne se reconnaissant d’aucune tradition religieuse, cherchent sincèrement la vérité, la bonté, la beauté, qui pour nous ont leur expression plénière et leur source en Dieu. Nous les voyons comme de précieux alliés dans l’engagement pour la défense de la dignité humaine, la construction d’une cohabita­tion pacifique entre les peuples et la protection de la création » [45].

Vers la fin du quatrième chapitre, le Pape encourage les chrétiens à exprimer la dimension sociale de l’Evangile par la parole, les comportements et l’action.[46]

En conclusion, nous pouvons dire que Saint François a toujours eu une attention particulière pour la paix. En fait, la parole paix revient beaucoup de fois dans ses écrits. Par exemple, dans les Admonitions 13 et 15, dans la Bénédiction à Frère Léon, dans le Cantique des Créatures, dans la Règle non bulletée au chapitre 14 et dans beaucoup d’autres écrits. La parole ‘dialogue’ n’apparait pas dans les Sources Franciscaines, mais ceci ne signifie aucunement que le dialogue n’existait pas dans la vie de Saint François. Dans la Règle non bulletée au chapitre 16, s’agissant de comment les frères devaient se comporter parmi les non-chrétiens, François trace la méthode du dialogue avec le monde islamique. Dans La Lettre à un Ministre, il nous invite à l’écoute du frère ; ceci est le premier pas du dialogue pour comprendre l’autre et éventuellement accorder le pardon.

 

 

INFO – CHAPITRES – VISITES – RIUNIONS

 

Biélorussie – Chapitre national électif

Le chapitre national électif de l’OFS de Biélorussie a eu lieu du 19 au 21 septembre, chez les P. Rédemptoristes de Gronde. Attilio Galimberti, OFS (Italie), délégué de la Ministre générale OFS a présidé le Chapitre en présence de Fr. Aleksy Romanowicz, OFM, délégué de la CAS. Parmi les 27 capitulaires, certains n’ont pas participé pour raisons de santé. Les capitulaires provenaient des Fraternité des six régions qui constituent le territoire. Dix-neuf étaient présents pour le vote. Ont été élus: Ministre et Conseillère internationale, Maria Etol ; Vice-ministre, Halina Rakowska.

 

Lituanie (Kaunas) – Chapitre national électif

La Fraternité nationale de la Lituanie a célébré son chapitre national électif du 19 au 21 septembre à Kaunas. Le chapitre a été présidé par Ewald Kreuzer (Autriche), délégué de la Ministre générale OFS, en présence de Fr. Antanas Bluzas, OFM (Assistant spirituel national de la JeFra de Lituanie), délégué de la Conférences des Assistants spirituels généraux (CAS). La nouvelle Ministre nationale et Conseillère internationale est Virginija Mickutė. De 2006 à 2012 Virginia était présidente nationale de la JeFra de Lituanie. Les leadeurs des Fraternités nationales OFS et JeFra de la Lituanie ont été reçus par Mgr. Sigitas Tamkevicius, archevêque de Kaunas.

 

Portugal – Chapitre national électif

Du 26 au 28 septembre, dans la maison de Spiritualité François et Jacinthe Marto, à Fatima, 54 Franciscains séculiers se sont réunis pour célébrer le Chapitre National électif. Benedetto Lino, délégué de la Ministre générale OFS, Encarnación del Pozo, l’a présidé en présence de Fr. José Antonio Cruz Duarte, OFM, Assistant général OFS. Par manque de quorum pour la célébration du chapitre, un Conseil National Provisoire a été nommé. La Ministre et Conseillère Internationale est María Paula Canário et la Vice-ministre, Ana Reis.

 

Assise – Rencontre avec la Conférence des Ministres Généraux des I Ordres et du TOR

Le 2 octobre, la rencontre annuelle de la Conférence des MM. GG. du I Ordre et du TOR avec la CAS a eu lieu au Couvent de Saint Damien à Assise. Y ont participé: Fr. Rui Lopes, OP, Promoteur général du laïcat dominicain, accompagné par son collaborateur Fr. Manolo Puppini, OP, et le P. Alzinir Debastiani, OCD (Ordo Carmelitarum Discalceatorum), Délégué Général OCDS (Ordo Carmelitarum Discalceatorum Saecularis = Ordre Séculier des Carmes Déchaux). Le but de la réunion était de connaitre le rapport des autres Ordres - en ce cas l’Ordre des Prêcheurs et l’Ordre des Carmes Déchaux – avec leurs Tiers Ordres respectifs ou avec les Membres séculiers liés à eux. Nous avons vu qu’il y a des ressemblances mais aussi des différences importantes. Nous sommes restés ensemble pour le repas. Les Frères du Couvent de Saint Damien ont très bien reçu les Assistants.

 

 

 

Espagne – Chapitre National électif

Le 11-12 octobre le Chapitre National électif de l’OFS de l’Espagne a été célébré dans la Maison de Spiritualité des Sœurs Franciscaines Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur à Madrid. María Consuelo Núñez, Conseillère de la Présidence CIOFS pour la langue espagnole, a présidé en présence de Fr. Martín Bitzer, OFMConv, Assistant général OFS. Les quatre Assistants spirituel nationaux étaient présents : Fr. Leonardo García, OFM ; Fr. Antolín Mayo, OFMConv ; Fr. Inocencio Egidio, OFMCap et Fr. Enrique Herrero, TOR. L’élection s’est déroulée dans une grande sérénité et transparence, preuve d’une grande maturité des capitulaires. José Luis Lopetegui a été élu Ministre national et Manuela Berciano, réélue Conseillère internationale. Fr. Martin a présidé l’Eucharistie conclusive concélébrée par tous les Assistants Spirituels présents. La Messe était retransmise par la Radio Nationale de l’Espagne, grâce au service de Fr. Manuel Muñoz Fernández, OFMCap.

 

Pakistan – Chapitre national électif

Du 17 au 19 octobre, 13 frères et sœurs se sont retrouvés pour un chapitre National électif au siège de la Custodie Saint Jean Baptiste des OFM à Gulshan-e-Iqbal, Karachi. Ils représentaient 9 Fraternités dont 4 seulement sont canoniquement érigées. Lucy A. Almirañez, membre de la Présidence du CIOFS, déléguée de Encarnación del Pozo, Ministre générale OFS, a présidé ledit chapitre en présence de Fr. Daniel Pervaz, OFM, délégué de la Conférence des Assistants généraux (CAS). La Jeunesse Franciscaine au Pakistan n’a pas encore une structure nationale, mais dans les quatre Fraternités constituées, 46 jeunes se rencontrent. L’un de ces jeunes représente la JeFra dans le Conseil National provisoire de l’OFS. Albert Nazir a été élu Ministre national et Younas John, Vice-ministre.

 

Assise – Projet Afrique

Du 22 au 24 octobre, la Coordination du Projet Afrique a eu sa première rencontre à Assise à la Domus Pacis, près de la Basilique Sainte Marie des Anges de la Portioncule. Encarnación del Pozo, Ministre Générale OFS, a présidé les travaux. Doug Clorey, Vice-ministre Général OFS a coordonné les premières rencontres. Adolph Assagba, du Togo, a été élu Coordinateur du Projet, assisté par Jenny Harrington de l’Afrique du Sud qui servira aussi comme secrétaire, et Michat Legrand-Raout de l’Ile Maurice. Fr. Amanuel Mesgun Temelso, OFMCap, servira comme Assistants spirituel du Projet pour la première année. Les autres membres du Projet sont : François Tabi du Cameroun et Honorius Chilufya de la Zambie. Le Groupe de coordination a revu le Projet présenté par Doug Clorey sur la première phase et son développement. Le 23, Fr. Vincenzo Brocanelli, OFM, invité comme expert, a aidé les membres à rendre plus clairs les éléments du Projet en vue de la présentation à la Présidence CIOFS pour l’approbation éventuelle de la deuxième phase. Par la suite, le Projet Afrique a été présenté aux capitulaires du Chapitre général électif OFS (Assise 1-9 novembre).

 

Assise – Réunion de la Présidence CIOFS

La Présidence du CIOFS (Conseil International de l’OFS) sortante s’est réunie pour la dernière fois du 25 au 30 octobre à la Domus Pacis, près de la Basilique Sainte Marie des Anges de la Portioncule. Ladite réunion, comme l’a dit Encarnación del Pozo dans la lettre de convocation, voudrait être « une rencontre toute particulière et joyeuse pour les frères et sœurs qui, avec l’aide de Dieu, ont offert leur service à tous les frères et sœurs de l’OFS et de la JeFra dans toutes les parties du monde. Nous avons porté avant la mission qui nous a été confiée, aussi avec nos limites et nos manquements ». Ceci était « aussi un moment de remerciement au Seigneur pour tous les biens et les dons que nous avons reçus de Lui en ce temps”. Le premier jour, Fr. Francis Dor, OFMCap, nouvel Assistant OFS-JeFra a été présenté. Au début de la réunion, chaque membre de la Présidence a partagé les moments les plus significatifs vécus depuis la dernière rencontre d’avril. Il s’agissait aussi des jours de préparation pour le VI Chapitre général électif OFS.

 

Assise – Chapitre général électif OFS

Le VI Chapitre général électif OFS a eu lieu à Assise à la Domus Pacis, près de la Basilique Sainte Marie des Anges de la Portioncule. La session élective était présidée par Fr. Nicholas Polichnowski, Ministre général TOR. Fr. Marco Tasca, Ministre général OFMConv, a rendu visite au siège du chapitre pour saluer les Capitulaires, et Fr. Michael Perry, OFM, a envoyé une lettre de salutations. Le thème central du Chapitre, « Comment gérer un Ordre mondial comme l’OFS, à tous ses niveaux » a provoqué un intérêt particulier chez les participants, qui ont réfléchi sur l’argument dans des groupes de travail et, par la suite, sont intervenus avec vivacité durant la session plénière. A peu près quatre-vingt capitulaires et quarante observateurs, plus quelques invités spéciaux ont participé, selon leurs conditions. La logistique du chapitre mérite une note particulière, coordonnée par Lucio Monti, Econome général, avec quelques collaborateurs. L’atmosphère fraternelle a fait que tout se passe aisément et dans la sérénité. La définition des nouvelles zones linguistico-géographiques, fruit d’un travail minutieux suivi d’une votation capitulaire, laisse à prévoir un service plus efficace à la Fraternité Internationale de l’OFS (FIOFS). La Messe d’ouverture, lors de laquelle tout l’Ordre a été consacré à la Vierge Marie a eu lieu dans la Basilique Inférieure de Saint François, présidée par Mgr Domenico Sorrentino, Evêque d’Assise-Nocera Umbra-Gualdo Tadino. Une autre célébration liturgique qui a marqué de façon particulière le Chapitre était la Messe présidée Fr. Nicholas Polichnowski, en présence de la nouvellement élue Présidence CIOFS (Conseil International de l’OFS) concélébrée par les quatre Assistants généraux OFS-JeFra. A la conclusion du chapitre, la Commission ad-hoc a présenté les priorités pour le travail du CIOFS pour les six prochaines années. Les membres de la nouvelle Présidence du CIOFS sont :

  • Ministre Général: Tibor Kauser (Hongrie);
  • Vice-ministre générale: María Consuelo de Núñez (Venezuela);
  • Conseillère Zone Europe-1 Anglais/Allemand: Ana Fruk (Croatie);
  • Conseiller Zone Europe-2 Anglais/Italien: Attilio Galimberti (Italie);
  • Conseillère Zone Espagnol Amérique Latine: Ana María Raffo (Pérou);
  • Conseillère Zone Portugais/Espagnol Amérique Latine Sud: Silvia Diana (Argentine);
  • Conseillère Zone Anglais Amérique du Nord/Afrique: Jenny Harrington (Afrique du Sud).
  • Conseiller Zone Anglais Asie/Océanie: Augustine Young (Corée);
  • Conseiller Zone Français: Michel Janian (Liban);
  • Conseillère JeFra: Andrea Odak (Bosnie et Herzégovine).

Les quatre Assistants généraux OFS-JeFra sont aussi membres de la Présidence CIOFS:

  • José Antônio Cruz Duarte, OFM (Brésil);
  • Martín Pablo Bitzer, OFMConv (Argentine);
  • Francis Bongajum Dor, OFMCap (Cameroun); et
  • Fr. Amando Trujillo Cano, TOR (Mexique).

 

Assise – Temps fort de la CAS

Du 10 au 15 novembre, la Conférence des Assistants Généraux OFS-JeFra s’est réunie à Assise au Couvent de l’Immaculée Conception (siège de la Curie Provinciale des Frères Capucins de l’Ombrie), pour célébrer le “Temps fort”, pour évaluer le chemin parcouru en 2014 et planifier pour 2015. La rencontre a eu lieu dans un climat de prière, de travail intense et de partages fraternels. Les Assistants ont été accueillis très fraternellement par la Fraternité capucine locale qui leur a aussi donné un beau témoignage de vie fraternelle et d’intense prière.

 

Rome – Canonisation du Bienheureux Amato Ronconi, OFS

Dimanche 23 novembre, Place Saint Pierre, les quatre Assistants Généraux ont participé à la Messe de canonisation du Bienheureux Amato Ronconi. Pendant ladite Messe, cinq autres Bienheureux étaient canonisés par le Pape François. Le nouveau saint, né à Saluddcio en Italie, en 1226, est resté orphelin très tôt et il a vécu sa jeunesse dans la famille de son frère. Dès sa jeunesse, Amato décida de vivre selon l’Evangile, comme Saint François, et il se fit Franciscain séculier. Sa maison fut transformée en hospice pour beaucoup de pèlerins qui allaient vers Rome. Enfait, il est le fondateur de l’Hôpital des Pauvres Pèlerins de Saludecio, qui est devenu aujourd’hui une Maison de retraite.

 

[1] Cf. Gal 5, 22.

[2] https://w2.vatican.va/content/francesco/it/speeches/2013/march/documents/papa-francesco_20130313_benedizione-urbi-et-orbi.html

[3] https://w2.vatican.va/content/francesco/it/cotidie/2013/documents/papa-francesco-cotidie_20130508_non-escludere.html

[4] Cf. Evangelii Gaudium (EG) n. 218

[5] Ibid.

[6] EG, n. 218.

[7] Jean XXIII, Enyclique Pacem in Terris, n. 58

[8] Jean XXIII, Enyclique Pacem in Terris, n. 60.

[9] EG, n. 221.

[10] EG, n. 222.

[11] EG, n. 223.

[12] EG, n. 225.

[13] EG, n. 226.

[14] EG, n. 227.

[15] EG, n. 228.

[16] Ibid.

[17] EG, n. 229.

[18] EG, n. 230.

[19] EG, n. 231.

[20] EG, n. 232.

[21] EG, n. 233.

[22] EG, n. 235.

[23] EG, n. 234.

[24] EG, n. 235.

[25] EG, n. 236.

[26] EG, n. 237.

[27] EG, n. 238.

[28] EG, n. 241.

[29] EG, n. 239.

[30] EG, n. 240.

[31] EG, n. 242.

[32] EG, n. 243.

[33] EG, n. 244.

[34] Unitatis Redintegratio, 4.

[35] EG, n. 244.

[36] EG, n. 246.

[37] EG, n. 247.

[38] EG, n. 249.

[39] EG, n. 250.

[40] EG, n. 251.

[41] EG, n. 252.

[42] EG, n. 253.

[43] EG, n. 255.

[44] EG, n. 256.

[45] EG, n. 257.

[46] Cf. EG, n. 258.