Ordre Franciscain Séculier

Ordo Franciscanus Sæcularis

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PRESIDENCE DU CONSEIL INTERNATIONAL DE L’OFS
PROGRAMME DE FORMATION CONTINUE
DOSSIER MENSUEL


MARS 2013 – 4ème ANNEE – No. 39

LA THEOLOGIE DU CORPS

Sur base des écrits du
Bienheureux Pape Jean-Paul II


Dossier préparé par l’équipe de formation continue du CIOFS :
Ewald Kreuzer, OFS, Coordinateur
Lucy Almiranez, OFS
Mike et Jenny Harrington, OFS.

Le coeur humain–TDC 24–631

LE CHRIST EN APPELE  AU COEUR HUMAIN

Nous avons reconnu  notre état  original tel que créé par Dieu : un état d’innocence, de pureté, de bonheur, que n’avait pas touché le péché et ses conséquences. Adam et Eve vivaient une union heureuse, un amour réciproque désintéressé et jouissaient de la plénitude si ardemment  désirée par tout  couple marié.  Dieu  les a créés avec la capacité d’être unis à Lui dans un amour éternel, et cette offre ne nécessitait pour s’accomplir que leur libre choix. Mais nos premiers parents n'ont pas accepté cette affectueuse invitation et, par leur désobéissance, l’humanité est maintenant soumise à la faute et à la mort.

"Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Et moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son cœur, commis l’adultère avec elle ". (Mt 5:27-28)

Ce passage concerne également la théologie du corps. Il demande une révision fondamentale de la compréhension et donc de l’application de la loi morale fixée par « l’Ancien Testament ». Nous nous trouvons  donc au coeur de l'ethos, forme intérieure (ou  âme) de la moralité humaine. Le Christ en appelle à l'homme intérieur.

Le péché originel, rupture de la convention originelle passée avec le Créateur.

Quand ils eurent désobéi à Dieu « leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils virent qu'ils étaient nus. Ayant cousu des feuilles de figuier ;ils s’en firent des pagnes… « J'ai pris peur, car j’étais nu, et je me suis caché » (Gen 3:,7-10)

En comparaison de l’état originel de l’humanité,  notre situation après la chute était modifiée. Sans le Christ, l’homme  est maintenant incapable d'atteindre le destin que Dieu lui a préparé.

La concupiscence /la convoitise / la honte (Gen 3: 8-11)

Jean-Paul II observe que c’est par le péché originel que la concupiscence est entrée dans le coeur humain. La concupiscence est un désordre de nos désirs qui nous incite au péché, infectant  notre sexualité. Au lieu de voir dans le corps une expression transparente de la vie intérieure et la vraie profondeur de la personne, nous sommes tentés de voir en elle un objet de plaisir, d’auto satisfaction.

Le “coeur” est devenu le lieu d’un combat entre amour et concupiscence. Plus la concupiscence domine le coeur, moins celui-ci peut reconnaitre la signification sponsale du corps, moins il devient sensible au don de la personne qui exprime précisément cette signification dans les rapports réciproques de l’homme et de la femme. (TDC 32-3) ; nous sommes alors tentés de confondre don et proie. La concupiscence obscurcit la réponse sponsale du corps.

La honte qu'ont éprouvé Adam et Eve était le résultat de la rupture de l’unité esprit-corps. C’était la

source de la manifestation dans l’être humain – dans les deux, l’homme et la femme – de ce qui “ne vient pas du Père mais du monde”.(TDC 26.5) . “Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent alors et ils surent qu’ils étaient nus. Ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des pagnes.” Gn 3,7

A cause de leur honte l’homme et la femme  éprouvent la nécessité de se cacher de Dieu. " Leur besoin de se cacher indique qu’au fond de la honte qu’ils éprouvent réciproquement, comme fruit immédiat de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, a mûri un sentiment de peur en présence de Dieu: une peur ignorée auparavant " (TDC 27.1) .... (l’homme) souffrit de la dégradation de tout ce qui appartient à sa nature même, à son humanité dans la plénitude originelle « de l’image de Dieu ».

La honte atteste d’un changement radical de l’état de l’homme. La nudité ne constituait pas une carence dans l’état d’innocence originelle mais représentait la pleine acceptation du corps dans toute sa vérité humaine et donc personnelle. En ce sens, le corps humain a été, dès le début, un témoin fidèle et une “vérification” sensible de l’originelle “solitude” de l’homme dans le monde, devenant en même temps, par sa masculinité et sa féminité, un élément limpide du don réciproque dans la communion des personnes (TDC 27.3).  Mais maintenant comme résultat du péché originel et de la concupiscence entrée en son "coeur", l’homme a perdu en quelque sorte, la certitude originelle de « l’image de Dieu » exprimée dans son corps.(TDC 27.4)

  • La convoitise exprime un désir sexuel dépourvu de l'amour de Dieu. Elle consiste à rechercher la satisfaction personnelle aux  dépens de l'autre, tandis que l’Amour veille  avant tout au  bien de l’autre.  La convoitise occasionne  donc une réduction de la plénitude originale prévue par Dieu pour le rapport sexuel..
  • La honte a aussi une fonction possible de  « forme naturelle d'autodéfense »  contre  le danger d’être contraint  à la fonction d’objet à usage sexuel" (LR p 182)
  • La honte, dans son sens négatif, indique la perte de vue de la dignité du corps en tant que"théologie", révélation du mystère de Dieu. Dans son sens positif, la honte indique le désir de protéger de déchéance. par convoitise la dignité de la personne et la valeur du corps .

La tension / Conflit –Rapports humains et Univers créé - (Gen 3: 12-13, 16-19, Rom 8:20-21)

Après leur péché l’Homme et la Femme  n’ont plus joui de la liberté ni de la communion avec Dieu qu’ils avaient connues auparavant. Tourmentés par leur culpabilité, ils craignent Dieu comme un législateur distant, un juge sévère. Les relations dans le premier couple sont aussi abimées. Ils ont maintenant des difficultés à se faire confiance et à se comprendre. Il y maintenant des  tension et des conflits. Une conséquence intrinsèque de leur péché est une désharmonie dans la totalité de l'univers créé. (Rom 8:20-21)

Il y a maintenant. discorde entre l’ humanité et la nature dont  l'humanité était censée se  soucier.

La concience est maintenant obscurcie par le péché, mais les êtres  humains retiennent leur capacité naturelle à connaître Dieu à travers sa création et à vivre selon leurs consciences.

L'homme répondit  « La femme que tu as mise auprès de moi, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé »  Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’a tu fait  là ! » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée et j’ai mangé ». (Gen 3: 12-13)

Il dit à la femme :

« Je ferai qu’enceinte tu sois dans de grandes souffrances ; c’est péniblement que tu enfanteras des fils. Tu seras avide de ton homme et il te dominera ; ».

Il dit à Adam :

A  la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes  au sol car c’est de lui que tu as été pris » (Gen 3:16, 19)

Livrée au pouvoir du néant (la Création),– non de son propre gré mais par l’autorité de celui qui l’y a livrée, garde l’espérance car elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu. (Rom 8:20-21)

Dans le mystère de la création, le corps humain portait  en lui un signe incontestable de l’ "image de Dieu" et constituait la source spécifique de sa certitude au sujet de cette image, présente dans l'être  humain tout  entier. L'acceptation originelle du corps fut en quelque sens la base de l'acceptation du monde visible en totalité.  Et à son tour, cette acceptation était pour l’homme la garantie de son autorité sur le monde, sur la Terre qu'il devait soumettre.

Les mots, "j'avais peur, car j’étais nu, et je me suis caché" indiquent un changement radical dans ce rapport. L’homme, d’une certaine façon , perd la certitude originelle d’ être "image de Dieu" telle qu’ exprimée dans son corps, et perd aussi le sens de son droit de participer à cette visibilité du monde dont il avait joui dans le mystère de la création. Ce droit avait sa fondation dans la pensée la plus intime de l’homme car ayant participé à la vision divine du monde et de sa propre humanité, il en avait retiré une profonde paix et joie dans la vérité et dans la valeur du corps que lui avait donné le Créateur. Les paroles de Dieu-Yahweh annonçaient  l'hostilité  du monde, la résistance de la nature contre l’homme et ses travaux,  elles  prédisaient que le corps humain aurait à souffrir dans ses contact avec le monde jusqu’alors subjugué par lui. : « Le sol sera maudit... »

Le corps n'est plus soumis à l'esprit comme dans l'état d'innocence originelle, mais porte en lui-même une source constante de résistance contre l'esprit qui menace de diverses façons l'unité de l'homme en tant que personne, cette unité de nature morale qui plonge ses racines dans la constitution même de la personne.

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère .Et moi, je vous dit : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son cœur, commis l’adultère avec elle. » (Mt 5:27-28)

Ce passage est significatif dans la théologie du corps. Il demande une révision fondamentale de la compréhension et donc de l’application de la loi morale fixée par « l’Ancien » Testament . Nous nous trouvons  au coeur de l'ethos, forme intérieure ou  âme de la moralité humaine. Le Christ, lui, en appelle  à l'homme intérieur.

Le Sermon sur la Montagne (Mt 5 :27-28)

Le regard exprime ce qui est dans le cœur. “Un regard de convoitise  est un adultère  dans le cœur ».  Désirer”, “regarder avec désir” indique une évaluation de la valeur du corps dont la signification sponsale cesse d’exister en raison même de la concupiscence. Sa signification procréatrice cesse également.

Or, l’homme, “en désirant”, “en regardant pour désirer” (comme nous le lisons dans Mt 5,27-28), expérimente de façon plus ou moins explicite l’éloignement de cette signification du corps qui est à la base de la communion des personnes: aussi bien en dehors du mariage que – de manière particulière – lorsque l’homme et la femme sont appelés à construire l’union “dans le corps”,. (TDC 39.5)

Cet adultère “dans le coeur”, l’homme peut aussi le commettre avec sa propre épouse s’il la traite seulement comme un objet de satisfaction de son instinct " (TDC 43.4)

Nous sommes purs de coeur quand nous comprenons et usons de notre corps comme Dieu a voulu qu’il en soit : une révélation de son propre mystère divin. " Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu" (Mt 5:8) .. Seul atteint “la pureté du coeur” celui qui sait obtenir la cohérence de son “coeur”: de son “coeur” et de son “corps”.

Le regard intérieur, « le pur regard » qu’échangèrent  Adam et Eve dans l'état d'innocence  leur permettait non seulement la vue avec les yeux du corps, mais par cette vision physique : la contemplation de la vérité intérieure de la personne.

L’exigence que le Christ  demande à tous ses auditeurs actuels et potentiels dans le Discours sur la Montagne, appartient à l’espace intérieur où l’homme – précisément celui qui l’écoute – doit voir de nouveau la plénitude perdue de son humanité et vouloir l’acquérir de nouveau .... Devons-nous craindre la sévérité de ces paroles ou, plutôt, avoir confiance dans leur contenu salvifique, dans leur puissance? (TDC 43.7)

Par une conversion progressive, les désirs de notre coeur se conforment graduellement à la loi de Dieu, au point que nous éprouvons la liberté de la loi qui nous permet de réaliser plus profondément sa signification. "La loi de l’ Évangile... n'ajoute pas de préceptes extérieurs nouveaux, mais continue à réformer le cœur là ou l’homme choisit entre le pur et l’impur" (CEC. 1968).2 Dans "le sermon sur la montagne... l'Esprit du Seigneur donne la nouvelle forme à nos désirs" (CEC. 2764)

"L'ethos chrétien est caractérisé par une "transformation de la conscience et des attitudes de la personne humaine... tels que exprimer et réaliser la valeur du corps et du sexe d'après le plan originel du Créateur" (TDC 45.3 ?)

Questions pour réflexion:

1. Pourquoi pensez-vous que le péché originel ait pu avoir un tel effet majeur sur la sexualité humaine?

2. Comparez et contrastez le mode originel de vie et la vie du monde après la chute?

3. Identifiez la différence entre moi qui donne l'amour comme "donner" et moi "amour" indulgent comme "utiliser."

 

 


1 Le TDC est l’ensemble des cathéchèses de Jeab-Paul II,  consultable  sur http:// theologieducorps.com/les-cathecheses/

2 Cathéchisme de l’Eglise Catholique.  Texte typique latin, Libreria Editrice Vaticana, Citta del Vaticano, 1992

PRESIDENCE DU CONSEIL INTERNATIONAL DE L’OFS

PROGRAMME DE FORMATION CONTINUE

DOSSIER MENSUEL

MARS 2013 – 4ème ANNEE – No.39

LA THEOLOGIE DU CORPS

Sur base des écrits du

Bienheureux Pape Jean-Paul II

Dossier préparé par l’équipe de formation continue du CIOFS :

Ewald Kreuzer, OFS, Coordinateur

Lucy Almiranez, OFS

Mike et Jenny Harrington, OFS.

Le coeur humain–TDC 24–63 [1]

LE CHRIST EN APPELE AU COEUR HUMAIN

Nous avons reconnu notre état original tel que créé par Dieu : un état d’innocence, de pureté, de bonheur, que n’avait pas touché le péché et ses conséquences. Adam et Eve vivaient une union heureuse, un amour réciproque désintéressé et jouissaient de la plénitude si ardemment désirée par tout couple marié. Dieu les a créés avec la capacité d’être unis à Lui dans un amour éternel, et cette offre ne nécessitait pour s’accomplir que leur libre choix. Mais nos premiers parents n'ont pas accepté cette affectueuse invitation et, par leur désobéissance, l’humanité est maintenant soumise à la faute et à la mort.

"Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Et moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son cœur, commis l’adultère avec elle ". (Mt 5:27-28)

Ce passage concerne également la théologie du corps. Il demande une révision fondamentale de la compréhension et donc de l’application de la loi morale fixée par « l’Ancien Testament ». Nous nous trouvons donc au coeur de l'ethos, forme intérieure (ou âme) de la moralité humaine. Le Christ en appelle à l'homme intérieur.

Le péché originel, rupture de la convention originelle passée avec le Créateur.

Quand ils eurent désobéi à Dieu « leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils virent qu'ils étaient nus. Ayant cousu des feuilles de figuier ;ils s’en firent des pagnes… « J'ai pris peur, car j’étais nu, et je me suis caché » (Gen 3:,7-10)

En comparaison de l’état originel de l’humanité, notre situation après la chute était modifiée. Sans le Christ, l’homme est maintenant incapable d'atteindre le destin que Dieu lui a préparé.

La concupiscence /la convoitise / la honte (Gen 3: 8-11)

Jean-Paul II observe que c’est par le péché originel que la concupiscence est entrée dans le coeur humain. La concupiscence est un désordre de nos désirs qui nous incite au péché, infectant notre sexualité. Au lieu de voir dans le corps une expression transparente de la vie intérieure et la vraie profondeur de la personne, nous sommes tentés de voir en elle un objet de plaisir, d’auto satisfaction.

Le “coeur” est devenu le lieu d’un combat entre amour et concupiscence. Plus la concupiscence domine le coeur, moins celui-ci peut reconnaitre la signification sponsale du corps, moins il devient sensible au don de la personne qui exprime précisément cette signification dans les rapports réciproques de l’homme et de la femme. (TDC 32-3) ; nous sommes alors tentés de confondre don et proie. La concupiscence obscurcit la réponse sponsale du corps.

La honte qu'ont éprouvé Adam et Eve était le résultat de la rupture de l’unité esprit-corps. C’était la

source de la manifestation dans l’être humain – dans les deux, l’homme et la femme – de ce qui “ne vient pas du Père mais du monde”.(TDC 26.5) . “Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent alors et ils surent qu’ils étaient nus. Ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des pagnes.” Gn 3,7

A cause de leur honte l’homme et la femme éprouvent la nécessité de se cacher de Dieu. " Leur besoin de se cacher indique qu’au fond de la honte qu’ils éprouvent réciproquement, comme fruit immédiat de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, a mûri un sentiment de peur en présence de Dieu: une peur ignorée auparavant " (TDC 27.1) .... (l’homme) souffrit de la dégradation de tout ce qui appartient à sa nature même, à son humanité dans la plénitude originelle « de l’image de Dieu ».

La honte atteste d’un changement radical de l’état de l’homme. La nudité ne constituait pas une carence dans l’état d’innocence originelle mais représentait la pleine acceptation du corps dans toute sa vérité humaine et donc personnelle. En ce sens, le corps humain a été, dès le début, un témoin fidèle et une “vérification” sensible de l’originelle “solitude” de l’homme dans le monde, devenant en même temps, par sa masculinité et sa féminité, un élément limpide du don réciproque dans la communion des personnes (TDC 27.3). Mais maintenant comme résultat du péché originel et de la concupiscence entrée en son "coeur", l’homme a perdu en quelque sorte, la certitude originelle de « l’image de Dieu » exprimée dans son corps.(TDC 27.4)

· La convoitise exprime un désir sexuel dépourvu de l'amour de Dieu. Elle consiste à rechercher la satisfaction personnelle aux dépens de l'autre, tandis que l’Amour veille avant tout au bien de l’autre. La convoitise occasionne donc une réduction de la plénitude originale prévue par Dieu pour le rapport sexuel..

· La honte a aussi une fonction possible de  « forme naturelle d'autodéfense » contre le danger d’être contraint à la fonction d’objet à usage sexuel" (LR p 182)

· La honte, dans son sens négatif, indique la perte de vue de la dignité du corps en tant que"théologie", révélation du mystère de Dieu. Dans son sens positif, la honte indique le désir de protéger de déchéance. par convoitise la dignité de la personne et la valeur du corps .

La tension / Conflit –Rapports humains et Univers créé - (Gen 3: 12-13, 16-19, Rom 8:20-21)

Après leur péché l’Homme et la Femme n’ont plus joui de la liberté ni de la communion avec Dieu qu’ils avaient connues auparavant. Tourmentés par leur culpabilité, ils craignent Dieu comme un législateur distant, un juge sévère. Les relations dans le premier couple sont aussi abimées. Ils ont maintenant des difficultés à se faire confiance et à se comprendre. Il y maintenant des tension et des conflits. Une conséquence intrinsèque de leur péché est une désharmonie dans la totalité de l'univers créé. (Rom 8:20-21)

Il y a maintenant. discorde entre l’ humanité et la nature dont l'humanité était censée se soucier.

La concience est maintenant obscurcie par le péché, mais les êtres humains retiennent leur capacité naturelle à connaître Dieu à travers sa création et à vivre selon leurs consciences.

L'homme répondit « La femme que tu as mise auprès de moi, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’a tu fait là ! » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée et j’ai mangé ». (Gen 3: 12-13)

Il dit à la femme :

« Je ferai qu’enceinte tu sois dans de grandes souffrances ; c’est péniblement que tu enfanteras des fils. Tu seras avide de ton homme et il te dominera ; ».

Il dit à Adam :

A la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol car c’est de lui que tu as été pris » (Gen 3:16, 19)

Livrée au pouvoir du néant (la Création),– non de son propre gré mais par l’autorité de celui qui l’y a livrée, garde l’espérance car elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu. (Rom 8:20-21)

Dans le mystère de la création, le corps humain portait en lui un signe incontestable de l’ "image de Dieu" et constituait la source spécifique de sa certitude au sujet de cette image, présente dans l'être humain tout entier. L'acceptation originelle du corps fut en quelque sens la base de l'acceptation du monde visible en totalité. Et à son tour, cette acceptation était pour l’homme la garantie de son autorité sur le monde, sur la Terre qu'il devait soumettre.

Les mots, "j'avais peur, car j’étais nu, et je me suis caché" indiquent un changement radical dans ce rapport. L’homme, d’une certaine façon , perd la certitude originelle d’ être "image de Dieu" telle qu’ exprimée dans son corps, et perd aussi le sens de son droit de participer à cette visibilité du monde dont il avait joui dans le mystère de la création. Ce droit avait sa fondation dans la pensée la plus intime de l’homme car ayant participé à la vision divine du monde et de sa propre humanité, il en avait retiré une profonde paix et joie dans la vérité et dans la valeur du corps que lui avait donné le Créateur. Les paroles de Dieu-Yahweh annonçaient l'hostilité du monde, la résistance de la nature contre l’homme et ses travaux, elles prédisaient que le corps humain aurait à souffrir dans ses contact avec le monde jusqu’alors subjugué par lui. : « Le sol sera maudit... »

Le corps n'est plus soumis à l'esprit comme dans l'état d'innocence originelle, mais porte en lui-même une source constante de résistance contre l'esprit qui menace de diverses façons l'unité de l'homme en tant que personne, cette unité de nature morale qui plonge ses racines dans la constitution même de la personne.

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère .Et moi, je vous dit : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son cœur, commis l’adultère avec elle. » (Mt 5:27-28)

Ce passage est significatif dans la théologie du corps. Il demande une révision fondamentale de la compréhension et donc de l’application de la loi morale fixée par « l’Ancien » Testament . Nous nous trouvons au coeur de l'ethos, forme intérieure ou âme de la moralité humaine. Le Christ, lui, en appelle à l'homme intérieur.

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Le Sermon sur la Montagne (Mt 5 :27-28)

Le regard exprime ce qui est dans le cœur. “Un regard de convoitise est un adultère dans le cœur ». Désirer”, “regarder avec désir” indique une évaluation de la valeur du corps dont la signification sponsale cesse d’exister en raison même de la concupiscence. Sa signification procréatrice cesse également.

Or, l’homme, “en désirant”, “en regardant pour désirer” (comme nous le lisons dans Mt 5,27-28), expérimente de façon plus ou moins explicite l’éloignement de cette signification du corps qui est à la base de la communion des personnes: aussi bien en dehors du mariage que – de manière particulière – lorsque l’homme et la femme sont appelés à construire l’union “dans le corps”,. (TDC 39.5)

Cet adultère “dans le coeur”, l’homme peut aussi le commettre avec sa propre épouse s’il la traite seulement comme un objet de satisfaction de son instinct " (TDC 43.4)

Nous sommes purs de coeur quand nous comprenons et usons de notre corps comme Dieu a voulu qu’il en soit : une révélation de son propre mystère divin. " Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu" (Mt 5:8) .. Seul atteint “la pureté du coeur” celui qui sait obtenir la cohérence de son “coeur”: de son “coeur” et de son “corps”.

Le regard intérieur, « le pur regard » qu’échangèrent Adam et Eve dans l'état d'innocence leur permettait non seulement la vue avec les yeux du corps, mais par cette vision physique : la contemplation de la vérité intérieure de la personne.

L’exigence que le Christ demande à tous ses auditeurs actuels et potentiels dans le Discours sur la Montagne, appartient à l’espace intérieur où l’homme – précisément celui qui l’écoute – doit voir de nouveau la plénitude perdue de son humanité et vouloir l’acquérir de nouveau .... Devons-nous craindre la sévérité de ces paroles ou, plutôt, avoir confiance dans leur contenu salvifique, dans leur puissance? (TDC 43.7)

Par une conversion progressive, les désirs de notre coeur se conforment graduellement à la loi de Dieu, au point que nous éprouvons la liberté de la loi qui nous permet de réaliser plus profondément sa signification. "La loi de l’ Évangile... n'ajoute pas de préceptes extérieurs nouveaux, mais continue à réformer le cœur là ou l’homme choisit entre le pur et l’impur" (CEC. 1968).[2] Dans "le sermon sur la montagne... l'Esprit du Seigneur donne la nouvelle forme à nos désirs" (CEC. 2764)

"L'ethos chrétien est caractérisé par une "transformation de la conscience et des attitudes de la personne humaine... tels que exprimer et réaliser la valeur du corps et du sexe d'après le plan originel du Créateur" (TDC 45.3 ?)

Questions pour réflexion:

1. Pourquoi pensez-vous que le péché originel ait pu avoir un tel effet majeur sur la sexualité humaine?

2. Comparez et contrastez le mode originel de vie et la vie du monde après la chute?

3. Identifiez la différence entre moi qui donne l'amour comme "donner" et moi "amour" indulgent comme "utiliser."



[1] Le TDC est l’ensemble des cathéchèses de Jeab-Paul II, consultable sur http:// theol

PRESIDENCE DU CONSEIL INTERNATIONAL DE L’OFS

PROGRAMME DE FORMATION CONTINUE

 

DOSSIER MENSUEL

 

MARS 2013 – 4ème ANNEE – No.39

LA THEOLOGIE DU CORPS

Sur base des écrits du

Bienheureux Pape Jean-Paul II

Dossier préparé par l’équipe de formation continue du CIOFS :

Ewald Kreuzer, OFS, Coordinateur

Lucy Almiranez, OFS

Mike et Jenny Harrington, OFS.

Le coeur humain–TDC 24–63 [1]

 

LE CHRIST EN APPELE  AU COEUR HUMAIN

Nous avons reconnu  notre état  original tel que créé par Dieu : un état d’innocence, de pureté, de bonheur, que n’avait pas touché le péché et ses conséquences. Adam et Eve vivaient une union heureuse, un amour réciproque désintéressé et jouissaient de la plénitude si ardemment  désirée par tout  couple marié.  Dieu  les a créés avec la capacité d’être unis à Lui dans un amour éternel, et cette offre ne nécessitait pour s’accomplir que leur libre choix. Mais nos premiers parents n'ont pas accepté cette affectueuse invitation et, par leur désobéissance, l’humanité est maintenant soumise à la faute et à la mort.

 

"Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Et moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son cœur, commis l’adultère avec elle ". (Mt 5:27-28)

Ce passage concerne également la théologie du corps. Il demande une révision fondamentale de la compréhension et donc de l’application de la loi morale fixée par « l’Ancien Testament ». Nous nous trouvons  donc au coeur de l'ethos, forme intérieure (ou  âme) de la moralité humaine. Le Christ en appelle à l'homme intérieur.

 

Le péché originel, rupture de la convention originelle passée avec le Créateur.

Quand ils eurent désobéi à Dieu « leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils virent qu'ils étaient nus. Ayant cousu des feuilles de figuier ;ils s’en firent des pagnes… « J'ai pris peur, car j’étais nu, et je me suis caché » (Gen 3:,7-10)

En comparaison de l’état originel de l’humanité,  notre situation après la chute était modifiée. Sans le Christ, l’homme  est maintenant incapable d'atteindre le destin que Dieu lui a préparé.

 

La concupiscence /la convoitise / la honte (Gen 3: 8-11)

Jean-Paul II observe que c’est par le péché originel que la concupiscence est entrée dans le coeur humain. La concupiscence est un désordre de nos désirs qui nous incite au péché, infectant  notre sexualité. Au lieu de voir dans le corps une expression transparente de la vie intérieure et la vraie profondeur de la personne, nous sommes tentés de voir en elle un objet de plaisir, d’auto satisfaction.

Le “coeur” est devenu le lieu d’un combat entre amour et concupiscence. Plus la concupiscence domine le coeur, moins celui-ci peut reconnaitre la signification sponsale du corps, moins il devient sensible au don de la personne qui exprime précisément cette signification dans les rapports réciproques de l’homme et de la femme. (TDC 32-3) ; nous sommes alors tentés de confondre don et proie. La concupiscence obscurcit la réponse sponsale du corps.

La honte qu'ont éprouvé Adam et Eve était le résultat de la rupture de l’unité esprit-corps. C’était la

source de la manifestation dans l’être humain – dans les deux, l’homme et la femme – de ce qui “ne vient pas du Père mais du monde”.(TDC 26.5) . “Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent alors et ils surent qu’ils étaient nus. Ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des pagnes.” Gn 3,7

A cause de leur honte l’homme et la femme  éprouvent la nécessité de se cacher de Dieu. " Leur besoin de se cacher indique qu’au fond de la honte qu’ils éprouvent réciproquement, comme fruit immédiat de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, a mûri un sentiment de peur en présence de Dieu: une peur ignorée auparavant " (TDC 27.1) .... (l’homme) souffrit de la dégradation de tout ce qui appartient à sa nature même, à son humanité dans la plénitude originelle « de l’image de Dieu ».

 

La honte atteste d’un changement radical de l’état de l’homme. La nudité ne constituait pas une carence dans l’état d’innocence originelle mais représentait la pleine acceptation du corps dans toute sa vérité humaine et donc personnelle. En ce sens, le corps humain a été, dès le début, un témoin fidèle et une “vérification” sensible de l’originelle “solitude” de l’homme dans le monde, devenant en même temps, par sa masculinité et sa féminité, un élément limpide du don réciproque dans la communion des personnes (TDC 27.3).  Mais maintenant comme résultat du péché originel et de la concupiscence entrée en son "coeur", l’homme a perdu en quelque sorte, la certitude originelle de « l’image de Dieu » exprimée dans son corps.(TDC 27.4)

 

  • La convoitise exprime un désir sexuel dépourvu de l'amour de Dieu. Elle consiste à rechercher la satisfaction personnelle aux  dépens de l'autre, tandis que l’Amour veille  avant tout au  bien de l’autre.  La convoitise occasionne  donc une réduction de la plénitude originale prévue par Dieu pour le rapport sexuel..

 

  • La honte a aussi une fonction possible de  « forme naturelle d'autodéfense »  contre  le danger d’être contraint  à la fonction d’objet à usage sexuel" (LR p 182)

 

  • La honte, dans son sens négatif, indique la perte de vue de la dignité du corps en tant que"théologie", révélation du mystère de Dieu. Dans son sens positif, la honte indique le désir de protéger de déchéance. par convoitise la dignité de la personne et la valeur du corps .

 

La tension / Conflit –Rapports humains et Univers créé - (Gen 3: 12-13, 16-19, Rom 8:20-21)

Après leur péché l’Homme et la Femme  n’ont plus joui de la liberté ni de la communion avec Dieu qu’ils avaient connues auparavant. Tourmentés par leur culpabilité, ils craignent Dieu comme un législateur distant, un juge sévère. Les relations dans le premier couple sont aussi abimées. Ils ont maintenant des difficultés à se faire confiance et à se comprendre. Il y maintenant des  tension et des conflits. Une conséquence intrinsèque de leur péché est une désharmonie dans la totalité de l'univers créé. (Rom 8:20-21)

Il y a maintenant. discorde entre l’ humanité et la nature dont  l'humanité était censée se  soucier.

La concience est maintenant obscurcie par le péché, mais les êtres  humains retiennent leur capacité naturelle à connaître Dieu à travers sa création et à vivre selon leurs consciences.

 

L'homme répondit  « La femme que tu as mise auprès de moi, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé »  Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’a tu fait  là ! » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée et j’ai mangé ». (Gen 3: 12-13)

Il dit à la femme :

« Je ferai qu’enceinte tu sois dans de grandes souffrances ; c’est péniblement que tu enfanteras des fils. Tu seras avide de ton homme et il te dominera ; ».

Il dit à Adam :

A  la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes  au sol car c’est de lui que tu as été pris » (Gen 3:16, 19)

Livrée au pouvoir du néant (la Création),– non de son propre gré mais par l’autorité de celui qui l’y a livrée, garde l’espérance car elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu. (Rom 8:20-21)

 

Dans le mystère de la création, le corps humain portait  en lui un signe incontestable de l’ "image de Dieu" et constituait la source spécifique de sa certitude au sujet de cette image, présente dans l'être  humain tout  entier. L'acceptation originelle du corps fut en quelque sens la base de l'acceptation du monde visible en totalité.  Et à son tour, cette acceptation était pour l’homme la garantie de son autorité sur le monde, sur la Terre qu'il devait soumettre.

Les mots, "j'avais peur, car j’étais nu, et je me suis caché" indiquent un changement radical dans ce rapport. L’homme, d’une certaine façon , perd la certitude originelle d’ être "image de Dieu" telle qu’ exprimée dans son corps, et perd aussi le sens de son droit de participer à cette visibilité du monde dont il avait joui dans le mystère de la création. Ce droit avait sa fondation dans la pensée la plus intime de l’homme car ayant participé à la vision divine du monde et de sa propre humanité, il en avait retiré une profonde paix et joie dans la vérité et dans la valeur du corps que lui avait donné le Créateur. Les paroles de Dieu-Yahweh annonçaient  l'hostilité  du monde, la résistance de la nature contre l’homme et ses travaux,  elles  prédisaient que le corps humain aurait à souffrir dans ses contact avec le monde jusqu’alors subjugué par lui. : « Le sol sera maudit... »

Le corps n'est plus soumis à l'esprit comme dans l'état d'innocence originelle, mais porte en lui-même une source constante de résistance contre l'esprit qui menace de diverses façons l'unité de l'homme en tant que personne, cette unité de nature morale qui plonge ses racines dans la constitution même de la personne.

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère .Et moi, je vous dit : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son cœur, commis l’adultère avec elle. » (Mt 5:27-28)

Ce passage est significatif dans la théologie du corps. Il demande une révision fondamentale de la compréhension et donc de l’application de la loi morale fixée par « l’Ancien » Testament . Nous nous trouvons  au coeur de l'ethos, forme intérieure ou  âme de la moralité humaine. Le Christ, lui, en appelle  à l'homme intérieur.

 

 

 

 

 

 

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Le Sermon sur la Montagne (Mt 5 :27-28)

Le regard exprime ce qui est dans le cœur. “Un regard de convoitise  est un adultère  dans le cœur ».  Désirer”, “regarder avec désir” indique une évaluation de la valeur du corps dont la signification sponsale cesse d’exister en raison même de la concupiscence. Sa signification procréatrice cesse également.

Or, l’homme, “en désirant”, “en regardant pour désirer” (comme nous le lisons dans Mt 5,27-28), expérimente de façon plus ou moins explicite l’éloignement de cette signification du corps qui est à la base de la communion des personnes: aussi bien en dehors du mariage que – de manière particulière – lorsque l’homme et la femme sont appelés à construire l’union “dans le corps”,. (TDC 39.5)

Cet adultère “dans le coeur”, l’homme peut aussi le commettre avec sa propre épouse s’il la traite seulement comme un objet de satisfaction de son instinct " (TDC 43.4)

 

Nous sommes purs de coeur quand nous comprenons et usons de notre corps comme Dieu a voulu qu’il en soit : une révélation de son propre mystère divin. " Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu" (Mt 5:8) .. Seul atteint “la pureté du coeur” celui qui sait obtenir la cohérence de son “coeur”: de son “coeur” et de son “corps”.

Le regard intérieur, « le pur regard » qu’échangèrent  Adam et Eve dans l'état d'innocence  leur permettait non seulement la vue avec les yeux du corps, mais par cette vision physique : la contemplation de la vérité intérieure de la personne.

 

L’exigence que le Christ  demande à tous ses auditeurs actuels et potentiels dans le Discours sur la Montagne, appartient à l’espace intérieur où l’homme – précisément celui qui l’écoute – doit voir de nouveau la plénitude perdue de son humanité et vouloir l’acquérir de nouveau .... Devons-nous craindre la sévérité de ces paroles ou, plutôt, avoir confiance dans leur contenu salvifique, dans leur puissance? (TDC 43.7)

 

Par une conversion progressive, les désirs de notre coeur se conforment graduellement à la loi de Dieu, au point que nous éprouvons la liberté de la loi qui nous permet de réaliser plus profondément sa signification. "La loi de l’ Évangile... n'ajoute pas de préceptes extérieurs nouveaux, mais continue à réformer le cœur là ou l’homme choisit entre le pur et l’impur" (CEC. 1968).[2] Dans "le sermon sur la montagne... l'Esprit du Seigneur donne la nouvelle forme à nos désirs" (CEC. 2764)

 

"L'ethos chrétien est caractérisé par une "transformation de la conscience et des attitudes de la personne humaine... tels que exprimer et réaliser la valeur du corps et du sexe d'après le plan originel du Créateur" (TDC 45.3 ?)

 

Questions pour réflexion:

1. Pourquoi pensez-vous que le péché originel ait pu avoir un tel effet majeur sur la sexualité humaine?

2. Comparez et contrastez le mode originel de vie et la vie du monde après la chute?

3. Identifiez la différence entre moi qui donne l'amour comme "donner" et moi "amour" indulgent comme "utiliser."

 

 

 

 

 

 



[1] Le TDC est l’ensemble des cathéchèses de Jeab-Paul II,  consultable  sur http:// theologieducorps.com/les-cathecheses/

[2] Cathéchisme de l’Eglise Catholique.  Texte typique latin, Libreria Editrice Vaticana, Citta del Vaticano, 1992

ogieducorps.com/les-cathecheses/

[2] Cathéchisme de l’Eglise Catholique. Texte typique latin, Libreria Editrice Vaticana, Citta del Vaticano, 1992