LISTE C I O F S

Conseil International de l’OFS - Édition hebdomadaire

Volume: 12 - N. 03 - 2006 - janvier - III

Source: Bureau du CIOFS


Rapport de la Presidence CIOFS au Chapitre General 2005
B) Autres Aspects de la vie de la Fraternité Internationale

RAPPORT DE LA PRESIDENCE CIOFS AU
CHAPITRE GENERAL 2005

Partie IV

B) Autres aspects de la vie de la Fraternité Internationale

1. La vie en Fraternité

Le 25ème anniversaire de la Règle résonne encore dans nos Fraternités, parce qu’il nous a permis d’approfondir de façon significative dans les principes et dans l’expérience de la vie en fraternité. Il a été vécu dans tout l’Ordre, dans toutes les Fraternités nationales et tous les continents, avec enthousiasme. Il a donné lieu à une relecture dans le but de raviver notre “être” chrétien, franciscain, séculier, dans le désir de boire aux sources premières de notre spiritualité. Il a eu une incidence très positive dans la manière d’assumer la responsabilité de prendre soin de notre vocation et de la faire respecter dans la Famille Franciscaine et dans l’Eglise. Innombrables ont été les actions organisées dans ce cadre, de “forums” universitaires, à de simples actions dans les coins les plus reculés de notre terre. Tout a servi à ce désir de revitaliser ce trésor confié par l’Eglise, qui nous indique notre identité et nous offre les bases pour vivre notre charisme franciscain séculier, conscients de ce que la fidélité à notre propre vocation et charisme, franciscain et séculier, et le témoignage d’une fraternité sincère et ouverte sont notre service principal à l’Eglise.

- Groupes dans la Fraternité

Lors des différentes rencontres et des présences dans les Fraternités nationales, nous avons constaté, chaque fois un peu plus, l’importance donnée à l’article 34 des Constitutions, qui permet la création de groupes spécifiques à l’intérieur des Fraternités locales, et/ou constituées par des membres de différentes Fraternités locales proches. La Présidence appuie fortement cette initiative en la considérant très adéquate aux nécessités réelles et concrètes des frères et des soeurs et des fraternités, en rappelant qu’au début de l’expérience franciscaine, la diversité créée par les différentes classes sociales, les différents degrés de culture, l’inégale condition ecclésiale, et les multiples ministères s’éclipsèrent devant l’égalité créée par le fait d’être fraternité.

2. Communication

Elle continue d’être un défi pour notre Ordre. Bien que pendant ce triennat des efforts et des avancées aient été faits. Evidemment les moyens de communication modernes permettent la fluidité des communications, mais en même temps, à cause de leur immédiateté, elles se convertissent en exigence.

Il y a encore de nombreuses Fraternités nationales qui n’ont pas accès à Internet, et donc la communication avec elles résulte plus lente et laborieuse. Et comme déjà le signalait l’antérieure Ministre générale, Emanuela de Nunzio, à cette difficulté se joignent les barrières linguistiques, puisqu’un pourcentage considérable de notre Ordre ne connaît aucune des quatre langues officielles du Ciofs, spécialement en Afrique, en Asie et en Amérique centrale. De plus, dans certaines Fraternités nationales les langues parlées peuvent être très nombreuses, ce qui se convertit en un véritable “handicap”, spécialement pour le Conseil national correspondant qui doit être très sensible à la réalité culturelle du pays, et aussi pour le Ciofs dans son désir de rejoindre tous les frères et les soeurs de l’Ordre.

Pendant ce triennat nous avons envoyé deux circulaires pour inviter à la communication avec la Présidence du Conseil international. Dans la première d’elles on déclarait l’année 2004 comme année de la communication dans l’OFS, en exhortant à une communication plus intense et réciproque entre les différents niveaux de l’Ordre et entre les frères et les soeurs dans les Fraternités locales. On en a recueilli quelques fruits, mais la fluidité et la réciprocité dans la communication continuent d’être un défi, car les réponses aux communications remises par les Conseillers Internationaux eux-mêmes - qui le sont de façon permanente et non seulement pendant les Chapitres – sont minimum et pour les obtenir il est nécessaire d’insister fortement. Cela montre un manque de cohérence sur des aspects qui, cependant, relèvent de la Présidence.

- Site

Pendant ce triennat nous avons continué de compter sur le service appréciable de Fr. Ben Brevoort, OFMcap., pour la maintenance du Site, avec une équipe de collaborateurs. Mais Fr Ben, il y a un an et demi, a déclaré son intention de terminer ce service. La Présidence, devant cette situation, a confié à la Conseillère Maria de Consuelo Nuñez la responsabilité de coordonner la partie de la Communication. On a fait des tentatives pour compter sur une entreprise qui puisse nous offrir la garantie de continuité dans ce moyen de communication important puisque les membres de la Présidence, avec nos multiples tâches de famille, de travail, et de service à la Fraternité internationale, nous n’avons pas la possibilité d’assumer, avec la compétence et le dévouement de fr. Ben, cette responsabilité. Nous avons demandé plusieurs devis, en présentant les besoins de : rénover la page; ne pas perdre l’immense dépôt hébergé en elle; de maintenir son contenu actualisé avec des nouvelles propres à l’OFS et d’autres thématiques qui correspondent à notre besoin de communication et de formation. Nous avons reçu des offres intéressantes, mais toutes, spécialement celle qui plaisait le plus à la Présidence, supposent un coût continu que, dans le moment actuel avec la situation économique dont nous souffrons, nous n’avons pas pu nous permettre. Nous savons qu’il y a beaucoup de frères ou de soeurs qui sont professionnels et experts dans ce domaine, mais aucun ne nous a offert sa disponibilité, malgré que, lors de chaque visite, nous fassions ressortir toujours cette nécessité urgente. Nous espérons du Chapitre des lumières à ce sujet et un mandat concret.

- Bulletin d’information

Tous connaissent le nouveau et simple Bulletin que la Présidence publie avec une périodicité trimestrielle. Il est coordonné par Emanuela de Nunzio en ce qui concerne le contenu, les traductions, etc., avec la collaboration de Fr Ben Brevoort. Les coordinateurs des Commissions existantes dans la Présidence ont la responsabilité d’offrir de la matière pour leurs rubriques. La responsabilité d’impression et d’expédition a été confiée au Conseil national du Brésil, qui a assumé cette tâche avec disponibilité et esprit de service. Le B.I. a aussi besoin de ressources économiques et la Présidence, même si elle continue d’envoyer gratuitement à tous les Conseils nationaux et Assistants nationaux, les Curies générales, etc, a décidé de maintenir les souscriptions payantes. Pour cela nous avons demandé la collaboration active des Conseillers internationaux. Actuellement la situation est la suivante: on édite 500 exemplaires de l’édition en italien-anglais et 500 en espagnol-français. Les souscriptions sont actuellement 249, c’est à dire un quart de l’édition, ce qui ne couvre pas, naturellement, les frais d’édition et d’envoi. Pour la prochaine année et dû à la dévaluation du dollar le prix de la souscription devra être de 12US$ o 10€. Pour que le Bulletin soit viable et en tenant compte qu’il est édité en quatre langues, on devrait arriver à au moins 1400 souscriptions.

Nous croyons que cet effort mérite la peine et nous espérons du Chapitre une confirmation à ce sujet.

- Actualisation du Directoire

Suivant le mandat du Chapitre, le Secrétariat actualise chaque année le directoire qui est envoyé aux Conseils nationaux et aux Conseils internationaux. Et immédiatement après les Conseils nationaux électifs, il actualise les données correspondantes à chaque Fraternité nationale dans le Site Ciofs.

3. Enquête démographique

Nous avons continué l’effort de maintenir l’enquête démographique actualisée, et d’obtenir les données de Fraternités nationales, constituées et émergentes qui n’avaient pas répondu à l’enquête effectuée pour le Chapitre général de 2002. Elle sera présentée séparément.

Malgré tout et comme reflétant toujours l’attitude devant la communication et ce qui est plus important, le concept d’appartenance à l’OFS, on continue de trouver, d’un côté de l’indifférence et un manque de réponse et d’un autre côté, de la résistance à transmettre les données qui sont demandées, en considérant que c’est une atteinte à l’intimité des personnes. Avec ces attitudes il ne sera pas facile d’offrir un miroir de la réalité et la consistance numérique de notre Ordre aux organismes ecclésiaux qui nous le demandent, ni nous-mêmes ne pourrons connaître l’envergure de notre présence dans la Famille franciscaine, dans l’Eglise et dans la société.

L’autre difficulté que nous rencontrons c’est que, par peur à la répercussion économique, on ne donne pas les données réelles du nombre de frères et de soeurs dans chaque Fraternité, ce qui en définitive affaiblit la réalité de notre Ordre. On fournit les données des membres “actifs” et d’un nombre important de “inactifs”, en incluant entre autre les personnes âgées et les malades, qui ne peuvent participer à la vie de la Fraternité, pour des raisons bien justifiées et à qui nous devons gratitude, attention, respect et amour, ceux qui ne manquent pas d’apporter leur soutien économique, même si il est minime. Et par contre on n’agit pas par rapport à ceux qui, le pouvant, ne veulent pas participer à la vie de Fraternité, même s’ils en ont les moyens.

- Base de Données

Une question très importante à étudier et à décider, c’est s’il convient de créer une base de données de tout l’Ordre. Nous avons l’offre d’une Fraternité concrètement pour mettre en marche ce processus important, qui serait d’une importance vitale pour tout l’OFS puisque à n’importe quel moment nous pourrions connaître le nombre de membres, leurs professions, etc. Il est évident de l’importance que cela peut représenter quand il y a besoin de collaborations pour des thèmes spécifiques. En comptant sur des experts et en sachant comment et où les localiser, notre opinion pourrait être donnée et soutenue avec des critères et de la rigueur.