LISTE C I O F S

Conseil International de l'OFS - Édition hebdomadaire

Volume: 5 - N. 46 - 1999 - novembre - II

Source: Bureau du CIOFS


Rapport au chapitre général - partie I
Première partie - L'OFS au niveau mondial et l'état des comptes

RAPPORT AU CHAPITRE GÉNÉRAL

Madrid, 23-31 octobre 1999

Emanuela De Nunzio

Partie I

Le présent rapport se divise en deux parties, qui ont été mises au point avec les autres membres de la Présidence et, suivant l'article 14.15 du Statut FIOFS, contiennent respectivement :

* un panorama de la situation de l'Ordre au niveau mondial ainsi que de l'état des comptes;

* une information sur l'activité de la Présidence CIOFS pendant les trois ans passés depuis son élection.

Première partie - L'OFS au niveau mondial et l'état des comptes

1.1. L'OFS est une partie vivante de l'Église et de la société: elle en absorbe les aspects positifs et négatifs, les filtre à travers son tissu franciscain et séculier, les reflète par le dynamisme des Fraternités à tous les niveaux.

Nous constatons ainsi que :

* Le sécularisme dominant dans tant de parties du monde industrialisé ne permet pas une expansion de l'OFS. La consistance numérique des Fraternités reste, dans ces zones, à peu près inchangée, mais cela est compensé par ce qu'on peut appeler la meilleur "qualité" des vocations et un sentiment d'appartenance qui s'exprime avec plus de force et de manière plus engagée, tant dans la vie de la fraternité que dans l'activité apostolique des individus et des groupes;

* La liberté d'expression reconquise (même si elle est encore conditionnée par de nombreux facteurs) représente le terrain sur lequel naissent ou renaissent les Fraternités des pays autrefois en but à l'oppression de régimes totalitaires athées. La non plus, on ne peut parler "d'explosion" numérique: il s'agit plutôt de petits noyaux de personnes qui cherchent, à travers la spiritualité franciscaine, la réponse aux exigences les plus profondes de l'âme et les motivations pour retrouver des raisons d'espérer, tant au niveau individuel que collectif.

* Les conditions de sous-développement qui perdurent dans de vastes régions du globe, représentent souvent un obstacle pour le fonctionnement normal des Fraternités nationales des Pays intéressés. Faiblesse des ressources économiques, des moyens de transport et de communication : tout cela forme les limites très lourdes des possibilités de s'organiser et de mener une action formatrice, qui puisse pénétrer en profondeur et contribuer au développement, y compris humain, de populations qui ne trouvent que dans une foi humble et profonde, le soutien et le réconfort dont elles ont besoin face à l'état d'abandon et de précarité dans lequel elles s'enfoncent. En visitant ces pays, on se rend compte de l'inadaptation complète d'un modèle qui s'appuie sur un type de structure et "d'apport culturel" de conception purement occidental.

Que proposer à la place? Il ne reste qu'a laisser à chaque Fraternité Nationale le devoir d'adapter à sa propre réalité un cadre, qui ne doit être défini que dans ses lignes générales et essentielles, mais doit rester flexible pour être compréhensible et concrètement réalisable par tous.

1.2. Ce que nous avons dit plus haut sur les régions économiquement faibles doit être relié à une considération concernant les relevés statistiques et la contribution au CIOFS.

Au Chapitre Général de 1996, nous avions présenté les résultats du "recensement" qui avait été fait justement en vue de ce Chapitre. Si aujourd'hui nous voulions présenter des données mises à jour sur la base des informations les plus récentes envoyées par les Conseils Nationaux, nous devrions dire qu'une baisse numérique sensible s'est produite, mais cela ne refléterait sans doute pas la réalité. Il arrive en effet que les Conseils Nationaux, appelés à verser leur contribution au CIOFS en fonction du nombre de membres enregistré, soient amenés à le recalculer en ne tenant compte que des membres "actifs", c'est à dire de ceux qui peuvent effectivement donner une contribution économique. Mais l'OFS n'est pas seulement constituée de ceux-là !

L'OFS est également formé de l'ensemble des personnes âgées, des malades, des inaptes, des plus pauvres d'entre les pauvres, qui doivent être l'objet de toutes nos attentions et de nos soins. Il est également formé de ces frères et soeurs qui n'ont pas encore atteint un degré de maturité suffisant dans leur sentiment d'appartenance, mais qui ne doivent pas pour autant être automatiquement effacés de l'OFS. Au contraire, il faut mener à leur égard une campagne active d'engagement et de formation et ce n'est que si l'on rencontre un refus explicite et persistant de participer à la vie de la Fraternité qu'il faut appliquer les mesures de suspension prévues par les CC. GG.

1.3. De la liste des Conseillers Internationaux ayant droit de vote, il résulte que les Fraternités Nationales représentées (singulièrement ou de façon groupée) sont au nombre de 46, alors que les fraternités formellement reconnues sont 54. Il manque donc 8 Fraternités Nationales. Parmi elles, 7 nous ont fait savoir qu'elles n'avaient pas élu leur Conseiller International, sachant à priori qu'elles n'avaient pas les moyens de financer les frais relaifs à leur participation, ou parce qu'elles ont trop peu de membres (c'est le cas du Denmark), ou parce qu'elles sont trop pauvres (c'est le cas de Fraternités Nationales d'Afrique et d'Amérique du Sud). Ce phénomène ira en s'aggravant au fur et à mesure que d'autres Fraternités Nationales africaines obtiendront la reconnaissance.

Un cas à part est celui de la Fraternité Nationale d'Italie, qui n'a pas de Conseiller International parce que, c'était déjà le cas lors du Chapître électif de 1996, ses composantes des diverses obédiences n'ont pas réussi à se mettre d'accord pour ne élire un.

1.4. En tenant compte du nombre total de membres de l'OFS relevé en 1996, la contribution annuelle au CIOFS a été confirmée par le Chapitre Général au chiffre unique de 0,20 dollar américain.

A la lumière des considérations du paragraphe précédent, les critères utilisés devraient être revus pour tenir compte :

* du nombre moins grand de ceux qui peuvent effectivement apporter une contribution;

* de la capacité de contribution individuelle différente dans les pays habituellement classés dans les pays riches, intermédiaires et Tiers Monde.

Le Chapitre Général devrait rouvrir la discussion sur le montant, unique ou différencié, de la contribution annuelle “par tête”, en engageant la Présidence à effectuer une étude attentive et approfondie, y compris avec des hypothèses alternatives, qui permette de garantir la couverture des frais de fonctionnement du CIOFS avec une répartition plus juste de leur charge entre toutes les Fraternités Nationales. Il sera également nécessaire d'évaluer un système différent pour la couverture des dépenses relatives à la participation aux Chapîtres Internationaux.