Conseil International de l'OFS - Édition hebdomadaire
Volume: 3 - N. 11 - 1997 - mars - II
Source: Buletin du CIOFS, 1996, N. 2
Explication d'un Symbole
Le samdi 20 avril 1996, à la Cathédrale de Papeete a eu lieu l'engagement définitif de 7 membres, sous la présidence de Monseigneur Michael Coppenrath. C'était une cérémonie très émouvante. Au cours de la Messe, à l'offrande, ils ont présenté le symbole de la Fraternité: la "rame", dont ils ont expliqué le sens: comme symbole de l'engagement de ce soir, la Fraternité a choisi une rame. Elle est gravée du signe TAU, avec le monogramme OFS - Ordre Franciscain Séculier - et de la salutation chère à François d'Assise: "Paix et Joie". On y trouve aussi: "Polynésie française" avec la date historique de ce jour. On y a laissé l'espace nécessaire pour graver la date de chacun des engagements définitifs des années à venir, car, à partir de ce jour, cette rame aura une histoire et marquera l'unité de la Fraternité polynésienne, fraternité qui plonge ses racines à la source si claire da la spiritualité franciscaine qui, depuis au delà de huit siècles, étanche la soif de tous ceux qui viennent s'y abreuver.
Dans la grande pirogue de l'Église, chacun est invité à venir prendre plce. Mais, il faut de bon rameurs, l'équipe soit être soudée, bien se connaître, unir ses forces dans un même mouvement, afin d'arriver à bon port, jusqu'à la Jérusalem céleste.
Toute traversée nécessite un bon barreur à qui on fait confiance et qui maintient le cap. Et ce barreut, c'est le Christ. La Fraternité doit lui être fidèle par la fréquentation assidue de la Parole et des Sacrements. Elle doit aussi être attentive au souffle de l'Esprit, comme tout navigateur est attentif au moindre souffle du vent.
Mais à quoi von des rameurs sans rames!
La rame empêche d'être entraîné par les courants, elle permet de se maintenir ferme dans la foi pour la traversée des flots agités de ce monde et ferme dans son espérance, sûr, après la tempête, de retrouver calme, sérénité et paix... puisque le Christ est dans la pirogue et veille jalousement sur chacun des rameurs.
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Maria Sveva Capranica del Grillo
La réunion "Eufra-Rencontres 1996" s'est tenue à Bolzano du 9 au 13 avril au Centre Diocésain d'études techniques. Les pays d'Europe de l'Est y étaient bien représentés par des déléguations de Croatie, République Tchèque, Slovénie, Pologne et Hongrie. Du côté de l'Ouest il y avait des délégations d'Autriche, Allemagne, Pays-Bas et Suisse (francophone).
Les Assistants spirituels de la Province de Bolzano : les Fr.Guido Demetz, OFM et Bruno Frank, OFMCap. y participaient également, tandis que monseigneur Wilhelm Egger OFMCap., évêque de Bolzano et Bressano a célébré la messe de clôture et partagé notre déjeuner.
Le thème général de la réunion étant "Nous, la Jeunesse Franciscaine", deux sujets firent l'objet d'échanges sur base de témoignages personnels, à savoir: "La libération à travers l'expérience religieuse" et "Les jeunes et leur vie en Fraternité".
Morana, de Croatie, introduisit le thème en insistant sur le sens de la réunion: une recherche des problèmes, pensées et craintes des jeunes, et des nouvelles façons de les aider. Beaucoup de jeunes, supposés être heureux, ne le sont en fait pas du tout et tentent de trouver ce bonheur dans les drogues, l'alcool etc. Morana insista pour que nous intervenions dans ces problèmes et fassions un réel effort dans la recherche de suggestions.
Puis Morana rappela le second but de cette réunion : se connaître les uns les autres. Se réunir en venant de fraternités de pays différents est toujours une expérience enrichissante car, en s'écoutant attentivement les uns les autres, en priant ensemble, en discutant et en se promenant, nous découvrons l'amour de Dieu qui nous intégre tous.
En écoutant les divers témoignages personnels de libération, la crainte de Dieu y apparut évidente. Ces expériences vécues par des jeunes dans des pays ex-communistes sont traumatiques. N'ayant eu aucune éducation religieuse, ni en famille ni à l'école, ils découvrent un Dieu sévère, jugeant et punissant. C'est alors notre rôle de témoigner(pour les convaincre) que Dieu est amour, pardon et miséricorde, que la Fraternité est un lieu où l'on est accepté en simplicité et où l'on peut vivre une expérience susceptible de changer la vie. Ce défi existe pour toute Fraternité, car aucune ne peut grandir sans se montrer accueillante et signe de l'amour de Dieu.
Le partage d'expériences personnelles encouragea des participants à présenter leurs problèmes, attirant l'attention sur le besoin de rencontrer ces difficultés de l'existence, familiales et autres qui dépassent les normes usuelles. Dans ces cas, le rôle de la Fraternité est d'accueillir, sans juger, et d'aider fraternellement.
Le Fr.Guido donna un bref et très intéressant aperçu de la situation, tant historique qu'actuelle, de l'OFS en Haut-Adige. C'est avec joie qu'il put annoncer le succès de l'unification en cette région des Fraternités confiées aux obédiences OFM et OFMCap.
Le Fr.Guido espère bien voir s'établir prochainement une collaboration entre les Fraternités de langue allemande et celles de langue italienne.
Moments forts de la rencontre:
- La marche sur le chemin de saint François, qui traverse un bois profond et longe de grandes cascades à Campo Tures. Ce chemin, qui invite à la méditation par dix stations inspirées du Cantique des Créatures, conduit à une antique chapelle dédiée à saint François et sainte Claire. Nous y avons écouté la parole de Dieu dans le prodigieux silence des montagnes;
- La visite du couvent franciscain sous l'experte guidance du Fr.Guido, et notre dîner chez eux. Que le Fr.Guido en soit vivement remercié ainsi que le Ministre Régional Edi Tratter qui, avec son épouse, organisa notre "survie" et fournit durant toute la réunion son délicieux pain sortant du four.
La prochaine réunion sera préparée par nos frères hongrois, qui transmettront toute information dès que possible.
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