ORDO
FRANCISCANUS SAECULARIS
Consilium Internationale
Via Vittorio
Putti, 4 / int. 6 – 00152 Roma
Tel. e Fax +39 06.45424639
E-mail: ciofs@ciofs.org
Circ. 50/02-08
Rome 06 janvier 2007.
A TOUS LES
FRERES ET SOEURS
DE L’ORDRE
FRANCISCAIN SECULIER
A l’occasion de la fête de l’Epiphanie, au moment où nous célébrons la manifestation de
Jésus au monde entier, vos frères et soeurs de la présidence du CIOFS vous
souhaitent une Bonne Année 2007.
Frères et
soeurs, l’année 2007 marque le début de notre célébration pour le huitème
centenaire de la naissance de Sainte Elisabeth de Hongrie et de Thuringe. Nous
vous invitons à saisir cette occasion pour approfondir votre connaissance sur
notre patronne et de réfléchir sur l’origine de notre Ordre, plus
particulièrement sur notre vocation en tant que Franciscain Séculier.
Comme vous le
savez, Elisabeth était une princessse hongroise née en 1207, fille du roi André
II de Hongrie. Comme c’était la coutume de ce temps parmi la noblesse
médiévale, Elisabeth fut promise en mariage à un prince almand de Thuringe et fut
confiée à la cour de Thuringe dès l’âge de quatre ans.. Elle fut élévée parmi
les autres enfants de la famille des Landgrafs, y compris son futur mari. A
l’âge de quatorze ans elle épousa Louis IV, Landgraf de Thuringe. Ils eurent
trois enfants. Elle devint veuve à l’âge de vingt ans et mourut en 1231. Pendant
sa courte vie, elle accordait son attention à ceux qui étaient dans le besoin
incluant les laissés- pour- compte, les affamés et les malades.
Ste. Elisabeth
dédia sa vie à la charité bienfaisante et est reconnue comme patronne du
Troisième Ordre, Séculier et Régulier, aussi bien que de plusieurs autres
instituts qui sont dédiés au service des malades. En dépit de cette
reconnaisance, plusieurs aspects fondamentaux de sa vie ne sont pas bien
connus, même de nous. Nous sommes donc invités à prendre avantage de la
célébtration de cet anniversaire pour mieux connaître cette sainte et de
reconnaître notre propre charisme dans la manière dont elle a véçu sa propre
vie. C’est aussi une excellente occassion pour nous de réfléchir sur notre
vocation à l’Ordre Franciscain Séculier.
Il y a
beaucoup à gagner en réfléchissant sur la voie de vocation de la jeune
Elisabeth. Ses expériences dans la vie peuvent nous montrer comment découvrir
le plan de Dieu dans nos propres vies et de l’accepter même s’il ne correspond
pas à nos souhaits et désirs. Elisabeth avait une grande confiance dans la
volonté de Dieu et pouvait la perçevoir dans les évènements de sa vie. Son
exemple doit nous stimuler pour reconnaître le plan de Dieu dans les évènements
de nos propres vies, un plan rempli d’amour,même dans les moments difficiles et
dans la souffrance.
Aujourd’hui
Elisabeth nous remet en question et nous pousse à réfléchir sur notre vie de
mariage et de famille, sur notre travail professionnelle et notre engagement
social. Durant sa vie d’épouse, Elisabeth a vécu son mariage avec
Louis comme un sacrement d’épousaille éternel avec le Grand Roi, le plus beau des hommes1..
Avec l’aide de Dieu et celle de Louis, son âme soeur, elle traversa avec succès
le parcours matrimonial, atteignant ainsi la perfection chrétienne en
s’adhérant fidèlement à sa vocation qui fit d’elle une épouse exemplaire 2. Même si elle était la femme du
Landgraf, elle pratiquait l’humilité la plus pure dans le service des pauvres,
les marginaux, les plus répugnants et même en cachant son identité royale dans
l’oubli de soi.
---------------------------------------------------
[1]. Ps. 45:3
2. Lino Temperini –
Santa Elisabetta d’Ungheria secondo le fonti storiche – Ed. Franciscanum,2006.
Rif.76,77, du témoignage de la servante Isentrude: « Elisabeth a fait
toutes ces choses et beaucoup d'autres dignes de mémoire, que toutefois je ne
désire pas rappeler ici, encore du
vivant de son mari avec lequel elle vivait en mariage d’une façon digne de
louange. Ils s’aimaient l'un l'autre d’une affection merveilleuse, s’exhortant
et se fortifiant mutuellement dans la louange de Dieu et le service des autres.
Son mari, en effet, bien que devant nécessairement s’occuper des biens
temporels selon les nécessités de sa principauté, avait pourtant toujours
devant les yeux la crainte de Dieu et accordait secrètement à la bienheureuse
Elisabeth l’entière liberté d’accomplir toutes choses qui concernent l’honneur
de Dieu, l’encourageant au salut de l’âme ».
La profondeur de sa vie spirituelle lui permit d’offrir à Dieu la place qui
lui revient afin qu’il travaille librement en elle. Elle partagea cette expérience avec
Louis en accomplissant pleinement sa mission d’épouse, de mère et de landgrave. Ceci expliqua les signes de
tendresse entre mari et femme, signes dont les serviteurs firent allusion dans
le procès de sa canonisation, aussi bien que sa capacité d’entrer dans des
dialogues profonds avec son mari dans des échanges intenses de sentiments et
d’expériences vécues. Ces expériencs intimes au sein de la famille peut donner
un sens réel à certaines épisodes légendaires de sa vie, comme le miracle des
roses et celui du lépreux dans son lit de noces.
Elle fut
attentive à la Parole de Dieu et obéissait à ses volontés, même quand elle
devint une très jeune veuve. Comme une épouse fidèle, elle avait toujours cru
dans les plans que Dieu avait pour elle dans la joie et la santé et qui continuait à l’appeler dans la tristesse et
la maladie. Même quand elle reçut le corps de son mari défunt, elle s’unissait
à Saint François en louant “soeur la
mort” et remerçiait Dieu. Dans les larmes elle proclama: ”Vous savez combien je l’aimais; vous savez
aussi que tous deux nous avions offert le sacrifice de sa participation aux
Croissades en Terre Sainte, pour cela j’en ai point de chagrin. Si je pouvais
le ressusciter, je donnerais le monde entier pour lui et accepterais d’aller
mendier avec lui pour toujours. Mais vous êtes
témoin que j’ai nullement l’intention de vous demander à restituer sa
vie si c’est contre votre volonté, même si cela ne coûte qu’un seul de mes cheveux.”
Durant ce
huitième centenaire, nous sommes tous invités à accorder une attention
particulière à ce qui suit:
v
Ste.
Elisabeth, comme une des premières “filles spirituelles” de St. François, qui a produit des “dignes fruits de la pénitence”3.
Comme elle, nous devons prendre en
considération les admonitions de St. François pour devenir des hommes et des
femmes de compassion, vivant le charisme de pauvreté. d’humilité de contemplation et pardessus tout, de convertion permanente. Elisabeth était
capable d’inclure toutes ces vertues dans sa vie, vertues qui continuent à
distinguer les frères et les soeurs de la pénitence à ce jour.
v
Ste. Elisabeth, comme un modèle concret et exemplaire de la mission apostolique à laquelle nous sommes
tous appelés.
Son don total de soi à sa vie de
mariage et de famille, à ses travaux associés au gouvernement
de son pays, aux pauvres, aux
malades(spécialement les lépreux) et aux marginaux de son temps, est un exemple pour
nous tous et un rappel constant pour
nous remettre en question selon l’esprit de François qui nous
appelle à être dans le monde sans être du monde.
La vie de Ste. Elisabeth fut extraordinaire, surtout
pour une femme vivant dans une culture où le rôle de la femme était confiné à
la maison en s’occupant des enfants. La plupart des femmes de ce temps étaient
supposées de mener une vie passive et silencieuse, écononiquement et
émotionellement dépendantes, ayant personne
pour prendre en considération leur propre pensée ou le potentiel de
leurs capacités.
La vie de notre sainte patronne et son esprit
franciscain nous offre un exemple à suivre. Elisabeth nous interpelle à vivre
notre identité séculière et franciscaine, à offrir nos vies en réponse aux
signes de notre temps, avec un esprit de conversion continue et nous pousse à
donner une réponse active à l’exigeance de notre Règle(4): “...passant de l’Evangile à la vie et de la vie à l’ Evangile”. Nous sommes aussi appellés à
créer des liens d’amitiés et de compréhension mutuelle, dans un monde pleins
d’indifférences où les faibles sont souvent maltraités, afin que les valeurs de
notre propre vocation puissent briller d’une nouvelle lumière dans nos vies de
tous les jours.
Nous, vos frères et soeurs de
---------------------------
3. Prologue à
.
|
Encarnación del
Pozo Ministra General OFS
Consejero lengua italiana
Fr. Ivan Matic,
OFM Asistente general
|
Rosalvo G. Mota Viceministro general OFS
Wihelmina
Visser-Pelsma Consejera lengua alemana
Fr. Martín P.
Bitzer, OFMConv. Asistente general
|
Consejero lengua inglesa 1
Louis Hervé Silva Consejero lengua francesa
Fr. Samy Irudaya,
OFMCap. Asistente general |
Lucy Almiranez Consejera lengua inglesa 2
Maria Aparecida
Crepaldi Consejerea lengua portuguesa
Fr. Michael
Higgins, TOR Asistente general |
M. Consuelo de
Núñez Consejera lengua española
Xavier Ramos Consejero de Jufra
Francesco y Anna
Maria Crescenti Secretarios generales
Carlo Cerú Tesorero general |